‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 119 sur 792 · Au delà étaient les Rataves (cf. p · texte numérisé non relu

Au delà étaient les Rataves (cf. p

5. Collocati ut arcerent non i/< c(is<odi/-e«<ur; Tac. G. ,28. — Sauf la réserve de |). 133-4. 0. On ne saurait le prouver pour le temps d'Agrippa. Mais à voir l'insistance

avec laquelle, jusqu'en l'an 12 av. J.-G., les Romains ne quittent pas cette rive gauche el la protègent, vu les nombreux périls (ju'ils y ont courus et l'évidente nécessité d'y faire bonne garde, je ne puis croire qu'ils n'y eussent point déjà tracé les lignes générales de la Germanie frontière et militaire, telles que nous les trouverons sous Drusus et après Varus (cf. p. 109-111. 131-3, p. 110, n. 3). — Opinion contraire chez Ritterling, p. 63. n. 7. et chez les érudits allemaads, qui placent cette œuvre de frontière seulement après l'alfaire de Lollius et au temps de Drusus (en dernier lieu. Dragendoriï, p. 9-10). — Le nombre et le nom des légions, pour ce temps, sont encore choses fort incertaines. On a supposé 4 légions seulement, les XIII", XIV, XV" et \' (cf. p. 108, n. 4). Je doute fort qu'il n'y en ait pas eu davantage; cf. p. 23. n. 4, p. KH), n. 3.

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cipal de la défense fut dès lors fixé sur trois points : à Mayence ', contre les Suèves du Mein, à la sortie des routes qui arrivaient du Danube et des plateaux de la Haute Allemagne-; à Bonn', face aux chemins qui venaient du Weser et de l'Elbe à travers les plaines et les forêts du Centre'; à Vetera enfin, près de Xanten ', non loin de la fourche du delta, à portée tout à la fois des peuples de la mer du Nord et des tribus des plaines les plus basses*^.

1. La première mention de M.ayence. Moijontiacum. est en 9 av. J.-C. à propos de la mort de Drusus {Eutrope. VII, 13; cf. G. 7. L., XIII. II. p. 297); ici, p. 113, n. 2.

2. T. I. p. 54. Mayence maîtrisait à la fois les routes vers les Suèves du Mein et les Chattes de la Hesse (t. III. p. 47 et 148; ici. p. 110, n. 2).

3. L'importance de Bonn, Donna, comme point de départ des premières guerres de Germanie, me parait méconnue des érudits allemands d'aujourd'hui. Exception laite pour PohI, Verona und Cœsoriacum (progr. de Bonn), 1886, p. 13-17, et von Veith, dans Das vœni. Loger im Bonn, 1888 {Festschrifl :u Winckelm. Geb., etc.), p. 25-27. — 1° C'est à Bonn, sans aucun doute, que Drusus construisit le premier pont du Rhin et installa peut-être la première Hotte; Florus, II, 30, 26 : Bormam [Bonnam] et Cœsoriacum [castellum de la rive droite? Vilich? ou, plutôt, Schwarzrheindorf ?] pontibiis junxit classibiisquc firmavit. A la rigueur, Cœsoriacum peut désigner Gesoriacum, Boulogne, et il peut s'agir d'une flotte à Boulogne et d'une route de Bonn à Boulogne. J'en doute fort cependant. En tout cas, il s'agit ici aussi de Bonn et de son pont. On doit écarter absolument l'hypotlièse de Kornemann (Klio, IX, 1909. p. 435). d'une route le long du rivage de l'Océan, depuis Boulogne jusqu'à une localité Borma. — 2" C'est ce pont de Bonn que désigne explicitement Strabon, puisqu'il parle des Trévires. et non des Ubiens, à propos du pont par lequel passent les expéditions de son temps contre les Germains (IV, 3, 4). — 3° La plus vieille route de Trêves au Rhin, suite de la route de Langres à Trêves, route datant d'Agrippa (p. 84, n. 7; Str., IV. 6, 11), semble avoir pour objectif, non Cologne, mais Bonn; elle a dû passer par Billig. Belgica : ce mot de Belgica indiquerait l'endroit où fut marquée plus tard la frontière lors de la séparation entre les provinces de Belgique et de Germanie (C. I. L., XIII, I, p. 587; von Veith, Bonner Jahrb., LXXVIII, 1884, p. 7 et s., LXXXII, 1886, p. 35 et s., dans un sens un peu dillérent du nôtre). — 4° C'est à Bonn, je crois, que César passa le Hhin la seconde fois (t. 111, p. 400). — Mais je dois ajouter qu'il ne résulte nullement de tout cela qu'il y ait eu à Bonn, sous Auguste, un camp légionnaire permanent : il n'apparaîtra que plus tard (p. 168, n. 7). J'incline à croire qu'à Bonn furent d'abord le camp naval et le port d'attache de la flotte.

4. T. I, p. 54. En face, les vallées de la Sieg et de la Wupper ont dû être, après le départ des Libiens. occupées par les Tenctères reconstitués (cf. t. III. p. 46, 324. p. 329, n. 7). En outre, les Usipi de la Wisper (p. 204, n. 2).

5. Vetera castra, sur la hauteur entre Fûrstenberg et Birten, à un mille au sud de Xanten. Tacite (H., IV, 23) rapporte sa création à Auguste : ce qui semble exclure Hrusus. — Il est possible que Vetera soit un nom indigène, comme on l'admet généralement. Je ne vois cependant pas pourquoi l'expression n'aurait pas désigné « l'ancien camp », par rapport à un camp nouveau, par exemple celui dWliso (p. HO, n. 2).

6. Bataves et Sicambres; cf. t. 1, p. 55. Le passage de Xanten est sans doute

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