LA GRANDE CAMPA6XE DE GERMANIE
salué par les pleurs des nations '. A Mayence, au point central de la frontière, en face de la Germanie qu'il avait pénétrée, on éleva à sa mémoire un somptueux cénotaphe ; et les cités de la Gaule et les armées du Rhin envoyèrent chaque année leurs députés devant le monument de Drusus, pour y prier en souvenir du plus cher de leurs fondateurs-. Le tombeau de Mavence devint, après l'autel de Lyon, le lieu le plus saint de la Gaule romaine. A mesure que se déroulait la vie de l'Empire, elle laissait partout des dieux et des sanctuaires : c'était une reli'^^ion, plus encore qu'un Etat, qui grandissait, s'emparait des âmes, courbait les peuples.