IV. — MAINTIEN DES TllADITIONS NATIONALES
Si absolue que fût l'autorité d'une ville ou celle d'un homme, elle n'allait pas jusqu'à abolir tous les vestiges du passé. La (iaule, lorsqu'elle entra dans l'Empire romain, y conserva d'abord la plupart des anciennes pratiques de sa vie nationale.
Que les guerres, les victoires et les conquêtes des hommes d'autrefois, fils de l'Arès grec ou du Mars latin, aient presijuc toujours abouti à des atrocités, ruines de choses, carnages de multitudes, esclavages d'êtres, nul ne peut en douter, et les luttes militaires des temps modernes n'ont jamais offert rien de pareil. Le dieu du combat ou le dieu du triomphe étaient.
1. Fustel de Coulanges, Orijincs du syslcme féodal (InslUutions, V', p. 206 et s.