Sénèque, .4c/ Marciain, 3, 1; Suétone, Claude
2. Suélone, CL, 1, qui n'indique pas l'endroit. On conclut à Alayence en rapportant à ce cénotaphe le texte d'Eutrope (VII, 13) : Drusi. qui apud Mogonliacum monumentum habcl: Dion. LV, 2, 3; cf. G. /. L., XIII, II. p. 297-8. Dès le x" siècle, on regardait comme un reste de ce cénotaphe les ruines dites Tnisilêii (Steinmeyer et Sievers, Dit' Althochd. Glossen. II. p. 339), plus tard et aujourd'hui l'Eicheistein ou Eigelstein. — Toutes les questions relatives à Drusus ont donné et donnent lieu à d'interminables discussions.
3. Principaux événements dans celle période. — En l'an 8 av. J.-C. : Auguste fit alors son dernier voyage en Gaule (p. 55, n. 8). Tihère parcourut la Germanie transrhénane: les Sicambres. Melon en tète, se soumirent définilivenient. et c'est sans doute alors que 40 000 furent transportés sur la rive gauche (p. 103. n. 2. p. 108. n.4).Suét.. Aug.. 21; Tj/j.. 9, 2; Dion. LV, G. 1-3: Velléius. II, 97 et 105; lies gestœ. 2' éd.. Mommsen. \). 140: Orose, VI. 21, 24: Eulrope, Vil, 9; Tac. Ann., II. 20 ; XII. 39; Strabon. VII. I. 4; Aur. Victor. Epit., 1, 7. — il y eut peut-être alors une réglementation de la Germanie, division en exercitus superior à Mayence, inferior a Vêlera, séparation de la Germanie romaine, cisrhénane el Iransrhénane, d'avec la Uelgique cl les districts gaulois, etc. — En l'an 7 av. J.-C.'.', se place l'énigmatique expédition de L. Domitkis Ahenobarbus, alors légat en Illyrie. Parti du Danube (de Ralisboune"?). il établit en Tliuringe, dans le pays récemment évacué par les Marcomans (p. 105), les Ilermundures fugitifs du nord de l'Allemagne (t. III, p. 48),
114 DRUSL'S, GERMANICL'S, ARMINIUS.
Elle changea, bon gré mal gré, lorsqu'il eut conféré à Tibère le titre de fils et l'expectative du pouvoir impérial (4 ap. J.-G.}^ Alors, peut-être comme don d'avènement, il lui permit une belle guerre. — Orgueilleux, avide de pouvoir, jaloux de la gloire d'autrui". d'ailleurs général prudent et méthodique', I Tibère ne souhaitait rien tant que de faire oublier Drusus en achevant son œuvre.
Une première campagne (en l'an 4) assura les positions des Romains entre la mer et le Weser'. Enfin (en l'an o), eut lieu la grande expédition, la plus lointaine et la plus extraordinaire que les chefs d'autrefois aient conduite contre les peuples du Nord^
Deux armées partirent des bords du Rhin. L'une, portée par une flotte formidable, devait descendre vers la mer, contourner le
passe TElbe (à WiUeiiberg? à Magdebourg?), traite avec les indigènes (les Semnons?), élève un autel à Auguste. Dion, LV, 10 a, 2; Suét.. iVero/i, 4; Tac, Ann., IV, 44: cf. R.-E. Wissowa, V, c. 1344-5. C'est le chef romain qui s'est le plus approché de Berlin et du centre sacré de la Germanie (cf. t. III, p. 48-9, 52). — Au plus tard vers l'an i ap. J.-C, nous retrouvons ce même Domilius, légat en Germanie, et guerroyant contre les Ghérusques (Dion, LV, 10 a, 3). C'est lui qui construisit les Longi pontes. ']e crois sur la route directe entre Rhin et lîms, au delà de Borken vers Rheine (Tac, Ann., I, G3; cf. p. 110, n. 2). — Vers 2 ap. J.-C.'?, Marcus Vinicius, qui le remplace, guerroie en Germanie (Velléius, II, 104, 2).
1. Tiberius Claiidius Ncro, depuis son adoption Tiberius Julius Cxsar. empereur sous le nom de Tiberius Cœsar Auyastus. Cf. Prosopojrapliia. II, p. 183.