‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 132 sur 792 · Suétone, Tib · texte numérisé non relu

Suétone, Tib

4. De Vetera à Amisia (Rlieine?, cf. p. 110, n. 2) par les Longs Ponts (p. 113, n. 3); soumission, sur cette route, des Chamavi (texte de Velléius corrigé : Hamaland, vallée de l'Aa). des Aitaarii (vallée de la Berkel), des Bruclères (cf. t. III, p. 47). De là, arrivée sur le Weser (par Melle et Osnabriick?) et soumission des Chérusques. Jusqu'ici, route de Domilius?, cf. p. 113, n. 3. — Le Weser franchi (à Rehme?); retour sur Rehme. Traversée du Teutoburgcrwald (de Rehme à Lippspringe par Lage et la Dœrenschluchl?). — Installation d'un camp à Caput Lupia> ['?], Xo-jTiTzix (Ptol., Il, 11, 13) : Lippspringe?, au carrefour des routes : 1° vers le Weser par la Dœrenschlucht, Lage et Rehme; 2° vers le Weser par Ilorn et Hameln; 3" vers la Hesse et Friedberg par Kneblingliauscn (p. 110, n. 2); 4" vers le Rhin par l'Ems. Mi'inster et les Bructèrcs; 5" vers le Rhin par la Lippe, Aliso elles Usipètes: 6" vers le Rhin par Soest et les Sicambres. Paderborn fut l'héritière de ce point, dont Tibère a bien compris 1 importance. Llle frappera également Charlcmagne. qui résidera souvent à Lippspringe; Bœhmer et Mùhlbacher, I, 2' éd., p. 80, 95-G, 103-4. — Aucun détail sur le retour. — Tout cela, supposé d'après Velléius, II, 105.

5. Quo neque terra neque mari quisqiiani Romaniis; Auguste, Res g., 5, 15.

LA GRANDE CAMPAGNE DE GERMANIE. Ho

rivage, remonter l'Elbe. L'autre, par terre, devait marcher droit \ ers Torient, atteindre le fleuve par les pistes de l'intérieur. Toutes deux se rencontreraient sur l'Elbe même, au centre de son cours, au cœur de la Germanie '.

Ni l'une ni l'autre ne manquèrent au rendez- vous. Tibère commandait l'armée de terre : aucune peuplade ne réussit à l'arrêter, Chauques et Lombards firent leur soumission, et ce fut, sur une route de quatre cents milles -, une marche triomphale à la façon d'Alexandre. La course de la flotte fut plus prodigieuse encore. Elle entra dans la mer du Nord, aperçut les îles de l'ambre \ côtoya les rivages déserts d'où les Cimbres étaient partis, et les Romains admirèrent les vastes enclos bâtis par cette nation*, qui avait été leur plus redoutable ennemie'. C'était bien maintenant la revanche suprême du Midi, que ce passage de la flotte latine au travers des terres cimbriques, lorsqu'elle s'avança dans l'estuaire de l'Elbe à la iécouverte des nations inconnues. Devant elle, sur les deux "ives, les peuples fuyaient ou se prosternaient''.

Les deux armées se rejoignirent sur l'Elbe, près de l'embouhure de la Havel, à l'endroit fixé pour leur rencontre. On était

l.Cf. t. m, p. 49 et 52.

2. GIliiïre donné par Velléius, II. iÛG. Étant donné ce chiflrc et la mention des Ihauques et des Lombards à propos de l'armée de terre, je crois qu'elle a dû lire un grand détour par le nord (cf. Strabon, Vil, 1, 4), pour ne pas trop s'éloigner e la flotte. Je suppose, comme itinéraire, de Vetera à Rheine sur l'Ems (cf. p. 110.

, 2, p. 113, n. 3), à Brème sur le Weser. à Tangermûnde sur l'Elbe.

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