T. III. p
5. Velléius. II. 120; Florus. 11, 30, 31: Tac, Ann., 11, 14; t. III, p. 41-2.
ARMINIUS. lll)
une bataille bien ordonnée, à la romaine, en rase campagne. Mais les Germains seraient peut-être un jour assez intelliaents pour s'en tenir aux embuscades : à quoi leur pays était fort propice, avec ses fourrés, ses haies profondes, ses chemins creux, ses forêts inextricables, ses marécages pleins de traîtrises'. Et, pour savoir ce qui adviendrait alors, Auguste n'avait qu'à se souvenir d'Anibiorix-.
Personne, autour de lui, ne pensait à ces choses. L'empereur vieillissait, et il semblait que sa vieillesse pesât sur tout son entourage". Pour comble de maladresse, on confia la Germanie, non plus à un prince de la maison impériale, mais à un simple légat, Varus \ Et ce légat fut un homme médiocre, avide, orgueilleux, mou, crédule, imprudent, qui ne vit dans les Germains que des esclaves à exploiter ou des plaideurs à juger. Corvées vexatoires, traitements injurieux, procès sans fin, l'inhumaine ou sotte folie du civilisé chez le sauvage se donna libre carrière en Germanie'.