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120 DRLSLS, GERMANICUS, ARMIMUS.
qui ne relevaient pas du nom suève ' et de celles qui dépendaient du nom romain, et, comme les Arvernes chez les Gaulois, la plus capable de fomenter des ententes et de diriger une révolte générale-.
Au regret de la liberté, Arminius unit sans doute le désir de grouper les Germains en un seul empire, qui serait celui de son peuple. Ce mot de « Germains », qui venait de Gaule et de Rome, se répandait de plus en plus au delà du Rhin, chez les indigènes eux-mêmes, pour désigner les hommes de leur langue et de leur sang^ Ils consentaient à l'accepter comme le nom national. Sous leur premier contact avec le peuple romain, par réaction contre l'ennemi qui envahit, sentiments et pensées communes prirent naissance ou reprirent vigueur parmi eux*. Arminius fit tout pour susciter ces ferments de concorde. Il eut la vision d'une patrie germanique % de même que Yercingétorix avait vécu dans le rêve de la patrie gauloise '\
Nous le connaissons trop peu pour le bien juger : aucun contemporain n'a parlé de lui en détail", et sa vie ne nous a été racontée, à près ou plus de cent ans de distance, que par les petits-fils de ceux qu'il avait vaincus et outragés ^ x\ussi bien que le rival de César, il nous paraît audacieux, actif, ardent, curieux de tous les moyens de vaincre, diplomate avisé, habile organisateur de guerre, soldat et orateur entraînant'. Si, à la différence de Vercingétorix, il ne réussit pas à bâtir autour de
1. Lo complot d'Armiiiius ne paraît s'être étendu qu'aux » Istévons >> voisins du Rhin, et aux ■< Hermions • non suèves (cf. t. III, p. 50).
2. Les Gliérusques pouvaient former le lien entre Suèves de l'Elbe. « Istévons « du Rhin. « Ingvévons » de la mer, Chattes de la monlag-ne.
.3. T. III. p. 51. n. 1.
4. Tac, G.. 2; Aiin.. II. 88; II. 45. La lutte entre Marbod et Arminius (Tac, Ann., II, 45-46) est une lutte pour l'empire de la Germanie, et Tacite ne les eût pas montrés invoquant Germanorum (iloriam, si ce mot n'eût pas signifié quelque chose pour eux.