‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 142 sur 792 · LE DESASTRE DE VARUS · texte numérisé non relu

LE DESASTRE DE VARUS

lui un corps d'empire, c'est que les matériaux n'étaient point prêts pour l'unité, tandis que la patrie gauloise était depuis des siècles une chose vivante'. Mais si, plus heureux que l'Arverne, il a sauvé la liberté de la Germanie, c'est que ses dieux lui opposèrent, non pas Jules César, le plus tenace des conquérants, mais le fantoche qu'était Varus et le moribond qu'était Auguste.

On peut dire, en faveur du Gaulois, que son attitude d'ennemi et de chef eut une crànerie et une franchise qui manqueront au Germain. Vercingétorix avait déclaré la guerre ouvertement à César-, enseignes debout et peuples réunis : c'e^t par la ruse qu'Arminius va entrer en scène-.

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