Au moins dès 15 : Tac, Ann., I, u
2. Cf. SuiH., Tib., 19, 1. Sauf les exceptions suivantes. — Tiljcro. en l'an 11. remonte la Lippe chez les Bructères, sans doute jusqu'à Aliso ou llallern et au delà {Suét.. Tib., 18-0; Velléius, II, 120, 1-2; Dion. LVI, 25. 2-3). C'est à cette occasion qu'il dut dresser, sur cette route, entre Aliso et le Rhin, prés du Dtemmerwald, une liane de défense militaire parallèle ou oblique au (leuve el couvrant ses approches, Limes Tiberii (Velléius, II, 120, 2; Tac, Ann., 1. 50); cf., sur le linus Tiberii, dans des sens différents : 0.\é; Bonner Jahrb., CXIV-V, I90G, p. 122 et-s.; Gehert, id., C.KI.K, p. 185 et s. ; surtout re.\cellente étude de von Veilh, Bonner Jahrb.,L\S.\l\, 1887, p. 1 et s. — Peut-être, en 12, nouvelle incursion des Romains en Germanie; Dion, LVI, 26, 2.
3. Consilium coercendi intra tcrininoi impcrii; Tac, Ann., I, II.
cette liberté fût incertaine, entourée de menaces et déchirée de discordes.
Au surplus, il y avait un double danger pour un empereur à rester sous le coup d'une défaite. Les peuples l'en estimeraient moins, surtout les Gaulois, qui avaient assisté de près au désastre, et dont Arminius touchait la frontière. Et les légions du Rhin, humiliées par le voisinage d'un vainqueur, encore peu habituées à la besogne de la défensive, reprocheraient au prince d'ignorer son devoir à.' imperator .
On s'aperçut de ce dernier danger aussitôt après la mort d'Auguste. Les légions du Rhin et du Danube se révoltèrent, inoccupées dans leurs camps, réclamant une tâche plus glorieuse et plus lucrative que la garde de la frontière'. Pour les calmer, Tibère, le nouvel empereur, envoya sur le Danube son fils Drusus le jeune, et, sur le Rhin, recourut aux bons offices de son neveu Germanicus, fils du grand Drusus, depuis quatre ans légat proconsulaire dans les Gaules'-.
Germanicus avait hérité de toutes les qualités de son père . il lui ressemblait par son courage, son besoin d'agir, son intelligence large et curieuse, sa sympathie pour les hommes. Il avait en plus une douceur charmante et naturelle, qui éveillait chez tous une reconnaissance attendrie ^ Quel contraste entre cet être aimable et bon, et la cour de Tibère, intrigants de cœurs fermés et de corps viciés! A ces âmes et à ces vies contre nature, Germanicus opposait le spectacle d'une jeunesse digne et généreuse, de la famille qui grandissait joyeusement autour de lui et où s'épanouissaient les forces fécondes de l'humanité. La maison du fils de Drusus, avec sa femme Agrippine, ses neuf
1. 11 n'est (jueslion, il csl vrai, que d'avantages matériels dans leurs revendications (Tac, Ann., I, 17, 31, 3-5). Mais rien n'était plus avantageux qu'une cliasse il l'ennemi (cf. p. 143); cf. slerilcm pacem, I, 17.
2. Tac, Ann., 1. 24 et s. 11 y vint avec Tibère en l'an 11; Dion Cassius, LVI, 25, 2. Il paraît être resté à Rome en 12 et n'être revenu en Germanie qu'en 13; mais cela n'est [loint hors de doute. Suét., Cal., 8, 3; Dion, LVI, 26-7. P. 70, n. o.
3. Tac, Ann., I, 33; II, 72 et 82; etc.; Suétone. Caligula, 3.