GERMANICUS
enfants', un groupe d'amis bien choisis, donnait aux peuples l'impression d'une chose divine, pleine d'une éternelle santé-.
Gomme toutes les autres nations, les Gaulois aimèrent et adorèrent cette maison \ Elle était issue de Drusus. le meilleur de leurs maîtres; elle s'accroissait sur leur sol. où chaque année voyait naître un nouvel enfant à Germanicus * ; elle vivait dans leurs villes ou leurs camps, et des monuments y marquaient les principaux épisodes de sa gloire ^ C'étaient autant de souvenirs sacrés qui unissaient ces peuples à la lignée impériale. Les incidents de la crise de succession les trouvaient indifférents : la famille de Drusus servait de lien permanent entre eux et le peuple romain.
Quand Auguste mourut, les cités gauloises n'hésitèrent pas à prêter serment, entre les mains de Germanicus, à Tibère empereur ^ Quand les soldats se révoltèrent, elles ne songèrent pas à les imiter; et leur fidélité aida le jeune prince à rétablir Tordre : devant les troupes menaçantes, il éloigna de Cologne sa femme et son fils, et il remit leur sûreté aux Gaulois de Trêves, fiien ne fit plus que cet acte de confiance pour rappeler leur devoir aux légions : elles se résignèrent à obéir, ne voulant pas qu'il fut dit que la Gaule eût sauvé leur chef et l'Empire '.