‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 173 sur 792 · Tac, Aiin · texte numérisé non relu

Tac, Aiin

2. Patria altéra est inilitaris liœc sedcs, valhuiujue pro inœnibus, et lentoraun suum cuique iniliti domus ac pénates sunt; Tite-Live, XLIV, .39, 5.

3. Sua in manu sitain rem Romanam; Tac, Ann., I, 31. Voyez les scènes de sauvagerie à l'armée de Germanie Inférieure en 14 (Tac, Ann., 1, 32, 39, 42). Cf. ici, p. 187 et s.

4. Ici, p. 18G el s., 197 et s., 512 et s., 5Gi el s., 390 el s., p. 599, n. 3.

leurs nieaaces, c'était celui qu'avaient employé César et Drusus, les éloigner de la Gaule et les occuper en Germanie. Les Romains, comme tous les conquérants, semblaient n'avoir le choix qu'entre deux solutions : soulTrir de leurs armées ainsi que d'un mal intérieur, ou imposer ce mal à leurs voisins.

Tibère en choisit cependant une autre, et c'est merveille qu'elle ait réussi, et sous son règne, et souvent encore après lui. Il fit ce miracle, que les meilleurs empereurs continuèrent, d'entretenir sur le Rhin une armée obéissante et forte, et de ne point l'aiïecter à des conquêtes. On obtenait ce résultat en rendant la vie de garnison fort absorbante : beaucoup d'exercices, inarches et petites guerres ', et surtout des besognes de tout genre, qui fatiguaient le corps et disciplinaient l'àme. Car le métier de soldat ne fut pas seulement de porter des armes et de garder des remparts. Les légions étaient employées à l'exécution de grands travaux, construction de villes, d'édifices, de routes, de murailles, de ponts et de canaux-. C'est l'armée de Germanie qui a creusé le « canal de Drusus », entre le Rhin et le Zuiderzée% et le «canal de Corbulon », entre les embouchures du Rhin et de la Meuse". On projetait de lui en faire tracer un autre, plus grandiose encore, entre la Saône

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