‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 196 sur 792 · Tac, Ann., III · texte numérisé non relu

Tac, Ann., III

G. Ann., III, 42. Je suppose Florus parti de Coblenlz pour les Ardennes, mais, au croisement de la chaussée de Cologne à Trêves (vers Jiinkerath?), arrêté à la fois par des soldats de Cologne venus du nord, et par des soldats de Mayence venus du sud {utroque ah exercitu... adversis ilineribiis).

7. Julius Indus cum délecta manu : c'était une ala (III. 40), et sans doute Vala Gallorum Indiana Pia Fidelis, dont les noms et titres doivent rappeler ce fait {R.-Enc, I, c. 1243-4).

8. Tout cela doit se passer dans l'Eifel (inccrtis latcbris), entre Cologne, Trêves et Coblentz.

9. III, 43 : Armatis cohortibus. Sans doute les cohortes auxiliaires à la tète desquelles il a combattu contre les Turons (p. 156, n. 2-G) : il s'agit, je pense, de ces cjhorles Gallorum si souvent mentionnées dans les inscriptions {li.-Enc, IV. c. 288-292; ici, p. 137, n. 4).

lo8 UE TIBl-UE A NÉRON : RÉVEIL DE LA PROVINCE.

remparts récents*, un ramas de gens prêts à toutes les entreprises-. Sacrovir est maintenant à la hauteur de son rôle : il a fait fabriquer des armes en secret^ qu'il distribue à la jeunesse du pays; il enrôle les gladiateurs, qui abondaient dans toutes les cités de la Gaule ^; il appelle les paysans, toujours prêts aux méfaits de guerre'. Enfin, comme Autun était une ville d'études, et qu'il s'v trouvait un bon nombre de fils de famille, appartenant à la meilleure noblesse, il mit la main snr eux et s'en fit des otages ^

Alors, la Gaule s'émut. Il fallait, pour l'ébranler, de ces coups d'audace brutale. Le succès s'annonçait. Elle se sentit désireuse d'y concourir. De tous côtés, des hommes s'offrirent cà Sacrovir. Et les Séquanes de la Franche-Comté, voisins des Eduens, se rassemblèrent en armes pour les aidera

Sacrovir put réunir quarante mille hommes. Un cinquième fut armé à la légionnaire. Les gladiateurs avaient leurs cuirasses bardées de fer, qui les rendaient invulnérables. Pour les autres, on se contenta de couteaux ou de pieux de chasse ^ Si peu qu'elle valût, ce n'en était pas moins la première armée gauloise qu'on eût vue depuis la conquête. Et elle parlait de liberté.

Le légat de la Germanie Supérieure^ arrivait par la route de Besançon. Il avait dévasté le pays des Séquanes, chassant sur

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