‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 195 sur 792 · Ann., III · texte numérisé non relu

Ann., III

8. Tacite interprète sa conduite d'autre façon (III, 41) : « Il entretint la révolte par son indécision. » Ailleurs, il adresse ce même reproche au légat Siliu (IV, 19).

RÉVOLTE DE CITÉS GAULOISES. lo7

vieille date dans l'armée de Germanie, et citoyens romains'. Mais l'un et l'autre se bornèrent, tels que leur ancêtre Dumnorix% à beaucoup de paroles et à une belle mort.

Ils s'étaient décidés à agir après les échaulîourées de la Loire. — Florus, sur le Rhin, essaya de soulever les cavaliers trévires de l'armée ". Très peu acceptèrent, qui le suivirent hors du camp. Mais avec eux, avec les clients et débiteurs qui entouraient toujours un noble gaulois, il put former une assez grosse bandée Il projetait de l'installer dans les Ardennes, et, de là, battre la campagne ■'. Un rapide mouvement des cohortes romaines lui ferma le chemin de la forêt". Puis, un de ses compatriotes, celui-ci fidèle à Rome, Indus', se chargea de lui courir sus, et il réussit à disperser sa troupe. Florus se cacha, et, sur le point d'être pris, se tua bravement ^

Sacrovir débuta de façon plus honorable. Il avait quitté l'armée à la tête de quelques troupes régulières, ce qui lui permit d'occuper Autun^ Cette fois, c'est l'apparence de la grande guerre. Voici la révolte établie dans une capitale, la plus grande et la plus riche des villes celtiques. Aulun lui ollVe son propre renom, le prestige de la nation éduenne, la force de ses

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