Tac, Ann., III
7. Tac, Ann., 111, 40. De mcmc, Sabinus (p. 460) se fit passer pour mort en
En quelques semaines tout était fini', grâce à deux choses : l'une, qui datait des plus anciens temps de la Gaule, Tincohérence des résolutions chez les révoltés, l'impuissance des cités à s'entendre; l'autre, qui résultait de l'organisation romaine, rinstallation de fortes garnisons à Lyon et sur le Rhin, au centre et aux frontières, toujours prêtes à se rabattre sur l'intérieur .
A Rome, on trembla un instant, comme si la Gaule entière s'était soulevée'. Mais Tibère rassura en quelques mots le peuple et le sénat \ Puis tout retomba dans le silence, à Rome et dans les Gaules. Les écrivains qui nous ont raconté ces événements, ne nous disent pas comment l'empereur châtia les révoltés ^ Jusqu'à la fin de son règne, le nom même des Gaulois n'est plus prononcé dans l'histoire. Tibère les avait formés à sa manière : après cette colère d'un jour, ils se laissèrent absorber par l'obscur labeur de la vie romaine ^
faisant brûler sa villa (Plut.. /l;na<., 25, p. 770/"). C'était un usage celtique; cf. t. II. p. 406, n. 6.
1. Tac. 111, 47: Velléius, II, 129, 3. — Je ne peux croire qu'il y ait un rapport, comme on le dit d'ordinaire, entre cette guerre et Parc d'Orange (cf. p. 32, n. 2). Le nom de Sacrovir, sur un bouclier de cet arc, est celui de l'ouvrier de ce bouclier (le bouclier pris sur l'ennemi, trophée qui a servi de modèle au sculpteur), et non pas le nom du propriétaire du bouclier représenté (sous-entendu avoi^«fecit »; cf. t. II, p. 373, n. 1). Puis, beaucoup de détails archéologiques ne correspondent pas aux incidents de la bataille. Enfin, Tibère, préoccupé de réduire à rien cette alfaire (III, 47), aurait-il permis une manifestation triomphale de ce genre?