‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 21 sur 792 · Ici, p. 3 el s · texte numérisé non relu

Ici, p. 3 el s

Les légendes grecques, l'épopée d'Hercule et celle de Troie, s'étaient répandues jusqu'aux extrémités de l'Occident'. Des peuples barbares eux-mêmes les acceptaient comme articles de foi : Éduens et Arvernes se prétendaient issus d'Ilium et par là frères des Romains-. On faisait venir Hercule à x'\lésia^ les Argonautes sur les lacs des Helvètes, les Dioscures aux rivages de l'Océan % et Ulysse le long du Rhin ". Je sais bien que c'étaient là propos d'école, et non pas croyances du vulgaire. Mais c'est de l'école (]ue naissent les légendes et les fables, et les moissons les plus drues de la flore populaire viennent de semences jetées par le maître ou le poète. Or, en ce temps-là, poètes et maîtres ne s'inspiraient que d'Homère, et convertissaient l'univers entier à la foi qui inspirait ses poèmes ^

Les dieux ne se traitaient pas d'ordinaire en ennemis, comme le dieu de saint Martin devait traiter Mercure et Jupiter', (^lar la vérité était, non pas dans l'amour d'un seul dieu, mais dans la crainte de tous". Le peuple romain prodiguait ses offrandes à l'Apollon de Delphes ^ les Gaulois de Provence vénéraient les divinités de Marseille'", et l'empereur Auguste élèvera un temple au dieu ligure du Mistral".

Tandis que les dieux acceptaient tous les hommages, leurs peuples ne refusaient aucune amitié. On avait imaginé des formules et des titres très divers pour les unir entre eux. Alliance,

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