T. III, p. 14M4I
7. Cf. les textes, R.-Enc. de Wissowa, III, c. 2S30-2. Voyez ses voyages par mer, p. 109, n. 8 et Kl, |i. 170, n. 4.
168 IlK TIBERE A NEIIO.X : REVEIL DE LA PROVINCE.
mets, cherchaient à la fois des quantités énormes et toutes les variétés de poissons et « fruits de mer »'.
Quelques raisons politiques se sont mêlées à ces éternels motifs d'intérêt. Je crois que la principale était d'ordre militaire. Les expéditions de Bretagne furent confiées surtout à l'armée du Rhin : elle fournit quelques-unes de ses légions- et un nombre correspondant d'auxiliaires, ceux-ci pris en majorité dans les troupes de Gaulois et de Germains, et dans celles qui étaient les plus fortes et les moins traitables^ On les éloignait enfin de leur pays d'origine \ on écartait de la Gaule le danger d'un nouveau complot militaire de Trévires ou d'Eduens"', et on offrait à ces chefs turbulents les occasions de guerre et de butin après lesquelles ils soupiraient depuis quarante ans®. D'autres troupes vinrent d'ailleurs remplacer sur le Rhin celles qui étaient parties', et ces va-et-vient de soldats empêchaient de voir grandir à la frontière un esprit de corps nuisible à la paix intérieure -.
On a dit que Claude avait combattu la Bretagne parce qu'elle était gauloise, la dernière terre de ce nom qui existât dans le monde ^. Cela n'est point impossible. La révolte récente de