Ici, p. 44 et s., p. 89 et s
5. Lors de l'insurrection de 61, un légat songeait an illam sedem bello dcUgcret (Tac, Ann., XIV, 33). — Sur la situation de Londres, cf. t. I, p. 323-4, t. IlL p. .356. Voyez aussi les premiers chapitres de Gomme, Tlœ Making of London. 0.\rord, 1912.
6. P. 88. n. 7. Il lui donna son nom, colonia Copia Claudia Augu.'^ta Lugiidiinum; C. I. L., XIII, I. p. 250; cf. p. 47, n. 2. On peut lui attribuer (C. /. L., XIII. IÙ029. 3-14) un aqueduc, soit celui du mont Pilât {Musée de Lyon, H. p. 284). soit, plutôt, celui de la Brévenne (Germain de Montauzan. Aqueducs, p. 26-7).
liretiTgne': et ce furent sans doute de nouvelles fêtes, sans les folies de celles de Caligula. La jeune cité faisait briller au loin sa gloire et sa richesse-.
Ces années de Claude furent, dans la Gaule entière, pleines d'une vie joyeuse, intense et féconde. On eut dit que l'or y coulait sur les longues routes neuves ^ Tout ce qui était travail, négoce, foires, voyages et bâtisses, intéressait le bon empereur, et aussi, j'imagine, les intendants qui gouvernaient en son nom. Le réseau des chemins d'Agrippa fut continué jusqu'en Armorique et en Normandie, et les voies romaines vinrent finir sur les rivages de la Manche, face à la Bretagne conquise '\ De nouveaux marchés s'ouvrirent ^ C'est le moment où les cités gauloises de l'Ouest et du Centre achèvent leurs grands édifices publics, temples, théâtres, amphithéâtres, et surtout thermes et aqueducs, prenant modèle sur Lyon et les colonies du Midi''.
2. Sénèque, Lettres, 91 [XIV, 3]. En 64, elle offrit à l'État quatre millions de sesterces, sans doute pour aider à reconstruire Rome (cf. p. 177, n. 3).
3. Ta Èy.îlvwv [les Gaulois] àvOojvTa toi? Vaoûto'.; (Dion, LIX. 21, 2); divilcs illos (Tac, Aim., XI. 23); Tac, //., I, 51 ; IV, 74; Josèphe, De b. J., II, 16, 4; Suétone, Néron, 40, 4. — Les Gaulois de la Chevelue donnèrent une couronne d'or de 9000 livres à Claude pour son triomphe (Pline, X.\XI1I. 54). — Pour Lyon, n. 2. — Pour Autun et les Éduens, Tac, Ann., III, 46 : Pecunia dites et voluptatibus opulenlos. — Pour Vienne. Tac, H., I, 66 (cf. p. 189, n. 4) : A'alens a 40 000 soldats (H., I, 01), il impose aux Viennois 300 sesterces par tète d'homme, soit 12 millions de sesterces (plus de 3 millions de francs), et sans doute beaucoup plus, si Ton songe à ce qu'on donne aux officiers et à ce que Valens prend pour lui. — Érection d'un colosse à Mercure chez les Arvernes, ce qui demande dix ans de travail et coule 40 millions de sesterces, jccGc| (Pline. XXXIV, 45; les manuscrits ont cccc; Audollent, Bull, arch., 1907, p. 373). — Voyez la richesse de Crinas le médecin marseillais (Pline. XXIX, 9; cf. ici, p. 313), et l'hérila^c! que laissa à ceUe ville Volcacius Moschus en 25 (Tac, Ann., IV, 43). — C. JuUus Secundiis, préteur à Bordeaux, lègue deux millions de sesterces à sa ville (CI. L., XIII, 596-000). — Confiscations de Caligula, p. 101, n. 8. — Autres constructions, n. 6. — Etc.
4. Milliaire de Kerscao (Kernilis) sur la roule de Carhaix à Castel Ac'h (C. /. L., XIII, 9016), du Manoir près de Baveux (8976).
5. A Aime ou Axima en Tarentaise, Forum Claudii (C. I. L., XII, p. 16); à Martigny ou Octodurus dans le Valais, également Forum Claudii {id., p. 21 et 24) ; les marchés devaient y èlre constitués en dehors et près des anciens oppida. A Glion, Claudiomagus. marché à lu frontière des Turons et des Bituriges (Sulpice Sévère, Dial.. 1 [11], 8, 7).
6. A Bordeaux, thermes et aqueducs (cf. C. I. L.. XIII, 589-591. 596-600); amphithéâtre de Saintes? (1037-8); le colosse arverne (ici, n. 3); à Feurs chez les