‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 224 sur 792 · Stultitiam, Suét., CL · texte numérisé non relu

Stultitiam, Suét., CL

3. Cela n'empêcha pas Claude de respecter certaines formes nationales d'administration (cf. Dion, LX. 8. 1-3). Par exemple, il donna (en 44) le titre de roi à Cottius II (cf. p. 61. n. 6) et lui accorda de nouvelles cités, prises sans doute dans les Alpes Maritimes (cf. p. 60, n. 1); Dion, LX, 24. 4. — Colog-ne, en 50, fut constituée en colonie romaine sous le nom d'.\grippine, qui y était née (p. 129, n. 4), et devint colonia Claudia Ara Agrippinensis; Tac, Ann.. XII, 27; C. I. Z.., XUl, II. p. 505. Elle perdit sous ce règne sa garnison. — Je crois que la colonie de Trêves date de Claude : Agrippine et Claude, tous deux de la famille de Drusus et de Gcrmanicus, avaient mille inolifs de témoigner leur gratitude à l'endroit de la cité (cf. p. 129, p. 262, n. 2). — Sur Narbonne, p. 31, n. 5: sur Lodève, p. 77, n. 3.

4. Schiller, Gescli. des rœm. Kaiserreich'i iinter der Regierung des Nero, 1872.

5. Né L. Domitius Ahenobarbus. puis, une fois adopté par Claude. Nero Claudius Drusus Germanicus Cœsar. empereur sous les noms de Nero Claudius Cœsar Auguslus Germanicus.

C'est d'abord la cité romaine qui se ferme de nouveau aux provinciaux '. Le plus acharné des railleurs à l'endroit des projets de Claude, avait été Sénèque, le précepteur de Néron et maintenant son conseiller-.

C'est ensuite l'Empire qui se replie sur ses frontières. On n'abandonne pas la Bretagne, quoique Néron songe à le faire ^; mais on s'y arrête, et le pays est si maladroitement gouverné qu'une révolte formidable faillit le débarrasser des Romains". Sur le Rhin, plus d'entreprises contre les Chauques de la mer, plus de courses au delà du Taunus : les légions immobiles regardaient les Barbares qui s'entre-déchiraient ^

Des deux parties de l'Empire, Néron ne s'intéresse qu'à l'Orient hellénique : le fils des Domitius rêve de Delphes et non pas de Lyon. Le principal document de son règne est son édit pour rendre la liberté aux Grecs" : le principal document de celui de Claude avait été son discours pour ouvrir le sénat aux Gaulois". Rapprochez ces deux textes, comparez leur but et leur esprit, et vous verrez l'opposition entre les deux princes.

Pas un écrit, pas une inscription ne témoigne que Néron

1. II donne cependant, en 63, le jus Latii aux Alpes Maritimes (Tac., Ann., XV. 32), mais elles étaient alors la seule province alpestre à ne pas l'avoir tout entière, et je crois que Néron se borna à donner ce droit à celles des cités de la province qui ne l'avaient pas encore. Vers ce temps, à la mort de Coltius II (p. 173, n. 3), les Alpes Cottiennes furent réduites en province (Suét., N., 18; Eulrope. VII, 14), et il est probable qu'elles recurent aussi alors le droit latin (Pline, III. 133;. Cf. p. 81, n. 8.

• 2. P. 174-173; Tac. Ann.. XIII, 2; Dion, LX, 33.

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