‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 226 sur 792 · Cf. Tac. A(jr.. 21 : Studiis Gallorum · texte numérisé non relu

Cf. Tac. A(jr.. 21 : Studiis Gallorum

2. Juvénal, VU, 148: I. 44; XV, 111. — De Nîmes, Cn. Domilius Afcr (Jérôme, C/ir., a. d'Abraham 2062). mort en o9 (Tac. Ann., XIY. 19). — Peut-être de Saintonge. JuUm Africanus, sous Néron (Quinlilien, X. 1. 118; cf. Tac, Ann., VI, 7). — Rufus, surnommé le Cicéron allobroge (Juv., VII, 213-4). — De Narbonne, Votienus Montanus. mort en 27 (Jérôme, année d'Abraham 2043). et un descendant de même nom (Martial. VIII, 72, 5). — Claudius Cossus l'Helvète, en 09 (Tac, H., I. 69); ici, p. 190. — Julius Florus (Quint., X, 3, 13). — Son neveu Julius Secundus (id.). un des interlocuteurs du Dialogue des Orateurs. — Sous Vespasien, (S. Julius) Gabinianus celeberrimi nominis rhelor in Gallia docuit; Jérôme, année d'Abraham 2092. — Le M. Aper du Dialogue des Orateurs, 10. Et il est très remarquable que Tacite, dans son Dialogue, ait pris un Gaulois comme représentant d'une corlaine école d'orateurs romains. — Etc. — Pour les textes qui les concernent, voir Teuiïel, tr. fr., II, p. 163-5, 252-3, Schanz. II. II. 2-^ éd.. p. 280-i, la Prosopog raphia et la Real-Encyclopadie. Ici. t. V.

3. On a supposé (Ilirschfeld. Antiquaires, vol. du Centenaire, p. 216) que le conseil de Lyon avait adressé une requête au sujet du jus honorum (p. 174. n. 3). Julius .\frlcanus (cité n. 2) parle à Néron au nom des Gaules, roganl Galliœ tuœ (Quinlilien, Vlll, 5. 15). Pour les textes généraux, p. 430-1, 443-3.

4. Xovum provincialiuin supcrbiain.... prœvalidi provincialiuni...; Tac, XV, 20-1.

5. Studiu Galliarum affectare. Tac, XIII, 53; ereclas Gallias, XIV, 57.

l'insurrection de VINDEX. 179

Les gouverneurs, sentant grandir cette force, cherchaient d'ahord à se rendre populaires parmi leurs subordonnés', et, fiers de l'appui des provinciaux, ils faisaient bon marché des intérêts de l'Etat-. Ce qui aggrava les choses, c'est que. par faiblesse ou par incurie, les empereurs nommèrent comme légats des hommes originaires du pays. La politique de Claude avait fait entrer les chefs indigènes dans le sénat de Rome. L^ne fois sénateurs, ils purent devenir préteurs, légats, proconsuls, briguer les plus hauts commandements^; et les Gaulois ne tardèrent pas à voir arriver en qualité de gouverneurs des hommes dont les ancêtres avaient été leurs rois*. Que de changements depuis les temps de FontéiusM En six générations, les rôles s'étaient intervertis : au lieu de se courber devant un tvran imposé par Rome, la province s'accordait avec un chef de son goût ou de sa race.

Ce n'était pas le moment, pour un empereur, de faire l'histrion philhellène'\ Xéron put amuser un instant la plèbe de Rome et les oisifs de l'Orient. L'Occident le jugea indigne de l'empire; et, la première de.'-, provinces, la Gaule se révolta pour exiger un nouvel empereur.

Page 1