‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 23 sur 792 · T. 11. p. 4.3-8, 73-82, t. III. p. 137-8. t. II. p · texte numérisé non relu

T. 11. p. 4.3-8, 73-82, t. III. p. 137-8. t. II. p

OU les Arvernes, ressemblait singulièrement au peuple romain de Publicola ou à l'Altique de Solon'. Et s'il y avait des contrastes, ils venaient de l'étendue du territoire et des mœurs des hommes : c'étaient des différences d'aspect et non pas de nature-.

Au reste, un homme de ce temps, Barbare ou Gréco-Romain, vovait plus volontiers les analogies que les oppositions. Il avait l'invincible désir de retrouver chez l'étranger des coutumes et des croyances pareilles aux siennes. Les géographes (jui décrivirent l'Occident, crurent reconnaître le bouclier des Grecs chez les Ligures et le mariage hellénique chez les Ibères ^ Lorsque Jules César exposa, dans ses Commentaires, la religion des Gaulois, il appela leur dieu Bélénus du nom d'Apollon, et il supposa qu'ils adoraient, sous des vocables indigènes, Mercure, Minerve et Jupiter^. Et bien avant l'instant de la conquête, quelques Gaulois, sur ce point, pensaient sans doute comme César'.

Chez ces peuples de l'Empire, Ligures, Gaulois, Ibères ou Germains. Italiens, Hellènes ou Phéniciens, toutes les institutions semblaient conformes à un modèle commun. Il suffira de peu d'efforts au peuple romain pour les adapter au type qu'il leur imposera, et qui sera celui de ses institutions propres".

Mais pour que cette transformation se produise dans la Gaule, il faut qu'elle se résigne à obéir, il faut que ses traditions nationales soient moins fortes que l'attraction vers les choses romaines. — La perte graduelle et de son amour pour la liberté et des souvenirs de son passé va former une nouvelle période dans son histoire; et si ces temps sont moins riches en

1. Fustel de Coulanges. La Cité antique, surtout liv. IV. ch. 3, liv. III. ch. 4. 1. DilTérences ■• quantitntives » plutôt que .. qualitatives ••: cf. Momrasen, R. G., V, p. 81-i.

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