L ARMEE DE VITELLITS TRAVERSE LA GAULE
acclamé à Trêves, à Langi-es,dans les cités voisines des troupes '.
Rome, pendant ce temps, s'était débarrassé de Galba et pourvue d'un nouvel empereur, Othon (13 janvier 69)-. Celuici fut accepté surtout par ceux des Gaulois qui avaient été les amis de Viudex^ Les positions des partis, les rivalités des hommes demeuraient les mêmes au delà des Alpes : d'un côté les Celtes, de l'autre l'armée avec ses amis de la frontière.
On racontait, au sujet de la Gaule, un fait assez grave. Othon députa à Vitellius les chefs des cités gauloises, ses amis '\ Ils se trouvèrent tous réunis, sans doute aux abords du camp romain, et ils purent s'entretenir librement des événements du jour. Il fut alors question, non pas seulement du présent de l'Empire, mais aussi du passé de la Gaule. Le mot de liberté fut prononcé, et l'on dit que les chefs, avant de se séparer, firent le serment de ne point manquer, le jour venu, à la cause de l'indépendance '. Puisqu'on avait pu créer un empereur, on pouvait essayer de recréer la Gaule.
Mais devant l'armée du Rhin qui se mettait en mouvement, il n'y avait encore qu'à se soumettre.
m. — L'ARMÉE DE ^■]TELL1U3 TRAVERSE LA GAULE
Vitellius divisa son armée '' en deux corps : celui de Cécina, qui, de Mayence, remonterait le Rhin et gagnerait lltalie par
1. 1, oG-7 (du 2 au 3 janvier). Les légions de Mayence dans l'armée supérieure avaient, ie 1" janvier, commencé par refuser le serment à Galba et parjurer sur les noms senalus populique Romani (Tac, H., I, 55 et 57). Les principes coloniarum doivent être les décurions ou magistrats de (Pologne, Trêves, peut-être Lyon, peut-être Langres. — Tous ces événements furent connus à Home moins de dix jours après, par des lettres de l'intendant de la Belgi<iue (1. 14. 12 et 18).
2. M. SalviusOtho, ou imp. M. OthoCœsar Augustus; cf. Tillemonl, Ga/6a,art. 8 el9.
3. Tac, H., IV, 54; L 59, 64; L 76; les gouverneurs de la Belgique et de la Lyonnaise sont pour Vitellius, ceux de l'Aquitaine et de la Narhonnaise d'abord pour Othon.
4. Primores Galliuruin : peut-être les sénateurs romains d'origine gauloise (cf. p. 174, n. 6, p. 180, n. I); IV, 54; cL 1, 74.