‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 241 sur 792 · Pepigisse ne deessenl liberlali, IV · texte numérisé non relu

Pepigisse ne deessenl liberlali, IV

6. Répartition en janvier (1, 59, 55, 64). — Chez les Lingons, les 8 cohortes

la Suisse et le Grand Saint-Bernard; celui de Valens, qui, de Coloçirne, devait suivre les vallées de la Moselle, de la Saône, du Blîône, et traverser les Alpes au mont Genèvre. Lui-même resterait en arrière, avec la réserve'.

La marche de ces troupes fut pour la Gaule une série de cauchemars. Rome lui fit revoir quelques-unes des horreurs de l'invasion cimbrique. Qu'ils fussent légionnaires ou non, auxiliaires belges ou germains, les soldats traitèrent en pays conquis la Gaule des grandes vallées, enrichie par cent années de paix continue. Le long des routes, au-devant des cohortes menaçantes, les magistrats accouraient humblement, les femmes et les enfants se prosternaient, de lamentables prières faisaient résonner les échos des campagnes"-.

Valens, sur la Moselle, put assurer le respect de Trêves, amie de yitellius^ Mais à Metz, sans prétexte, quatre mille Gaulois furent massacrés \ On traversa Toul chez lesLeuques, on arriva dans le pays de Langres, où les légionnaires et les Bataves faillirent s'entre-déchirer". Lorsque l'armée approcha de la Saône, les Eduens épouvantés fournirent tout ce qu'elle voulut, armes et vivres''. A Lyon, elle reçut un accueil excellent, car la

bataves. auxiliaires de la XIV'= [celle-ci étant en Italie ou en lllyrie]; à Lyon, la I" Italica [celle-ci envoyée sans doute en Germanie pour y remplacer la II* de Strasbourg; cf. p. 168. n. 7 et 2] et son auxiliaire Yala Tauriana (I Flavia Gallonini). — En Germanie Inférieure : la V (Alaudœ) et la XV° {Primigenia) à Vetera, la XVP à Neuss, la I'° à Bonn. — En Germanie Supérieure, la IV* (Macedonica) et la XXIl*" (Primigenia) a Mayence, la XXI°, alors la plus célèbre des légions du Rhin (Rapaces: I, Cl; III, 22), à Windisch. Cf. p. 168, n. 7. — A Lyon, en ce moment et sans doute depuis quelque temps {solilis htbernis). la cohorte urbaine de garnison (cf. p. 65, n. 6) est maintenant la XVIII° (Tac. H., I, 64).

1. Tac, Hist., I, 61. — On laissa en Germanie Supérieure la IV°, en Inférieure les r% XV, XV 1°, toutes fort diminuées, mais conservant sans doute leurs aigles, et des éléments des autres légions; cL p. 202, n. 2; Ritterling, De legione Romanorum X Gcmina, p. 66.

4. I, 63. II est cependant probable que les gens de Metz, peut-être par jalousie de voisinage à l'endroit de Trêves, avaient été hostiles à Vitellius et favorables à Vindex (cf. I, 63; IV, 70, 71, 72).

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