Cela' résulte de l'ensemble des faits
5. Tite-Live, Ep., 114 -.Brutus legatus Cœsaris Bellovacos rebcllanlcs prœlio vicit. Le fait était raconté par Tite-Live entre la mort de Caton, février 46, et le triom- ])he de César, juin 40.
d'agir par elle-même, à ses risques et périls S il est probable que cette prise d'armes fut fort peu de chose, courte et isolée, juste suffisante pour mériter le titre dlmperator au lieutenant préféré de César "^ Partout ailleurs, du Hliin aux Pyrénées, c'est déjà, ainsi que le diront les Anciens, « la paix immuable » des temps impériaux ^
Cette obéissance de la Gaule complétait l'œuvre qu'avait préparée sa défaite. En la conquérant, Jules César avait donné à Rome la domination incontestée de l'Occident^ et cette même conquête, en accroissant la force de César, avait amené son usurpation \ Maintenant, la fidélité de la Gaule à son vainqueur permet à celui-ci de garder le pouvoir absolu et de rétablir l'unité impériale. Elle est la plus récente des provinces, et c'est celle qui contribue le plus à consolider la grandeur de Rome et à fonder la monarchie.
Cette extraordinaire fidélité de la Gaule dut étonner les contemporains^ et elle nous étonne encore. — Que, pour obéir, elle ait préféré César à Pompée, cela s'explique sans peine j Pompée n'avait pu multiplier au delà des Alpes, comme il le fit en Espagne et en Orient, ses clients, ses amis, ses hôtes et ses obligés'. César l'avait fait : en sa qualité de créateur de la province de Gaule, il était devenu son patron naturel^ — Mais c'est précisément ce que je n'arrive pas à comprendre, que cette ijaule ait voulu demeurer une province.
Certes, j'aperçois bien des motifs à son obéissance : la