‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 250 sur 792 · T. III, p · texte numérisé non relu

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3. L'Empire boieii de Bohème avait été détruit par les Suèves (p. lO.ï), et les Boïens du pays de Buch (cf. t. II, p. 451) étaient la plus insignilianle tribu de la Gaule.

6. Il parait certain qu'ils étaient directement représentés à l'autel du Confluent (p. 90, n. 8).

7. Mariccus quidam, e plèbe Boiorum, ... adsertor Galliaruin et deiis... siimdalionc nuininum; II, Gl.

8. Provocare arma Romana ausas est: II, fil. 11 est possible qu'il ait envoyé un message de déli à Vitellius.

Vitellius se trouvait à Lyon, et sans doute ce voisinage d'un empereur ne fit qu'accroître lardeur des Boïens et l'audace de leur prophète.

Devant de tels hommes et de telles paroles, quelque misérable que fût la troupe, on pouvait tout craindre : qui sait si la folie ne gagnerait pas la Gaule entière, toujours pleine dames généreuses et passionnées, vibrante encore sous le souvenir de Vindex? Le mouvement se propagea très A'ite. Maricc et ses Boïens se dirigèrent hardiment vers l'est, menaçant Autun ou Lyon. Les premiers Eduens qu'ils rencontrèrent se joignirent à eux '. Et si la défection s'étendait à ce grand peuple, c'était l'empereur menacé dans Lyon par la Gaule révoltée.

L'alerte dut être vive autour de Vitellius. Si peu aimé que fût le fiouvel empereur, les Romains s'indignèrent à voir sa majesté provoquée par une bande de paysans. On détacha de Lyon quelques cohortes des troupes impériales, et on les envoya à la recherche de Maricc. Les chefs d'Autun, de leur côté, ne se hasardèrent pas à faire cause commune avec un énergumène, et donnèrent des armes à l'élite de leur jeunesse. Eduens et soldats de Vitellius se réunirent, marchèrent aux hommes du prophète, et n'eurent pas de peine à les disperser-.

Ce qui se passa ensuite est encore plus étrange. Maricc fut pris, amené à Lyon, livré aux bêtes en présence du peuple et de l'empereur. Les bêtes' se détournèrent de lui et refusèrent de le déchirer. Cela, loin d'irriter la populace comme à l'ordinaire, la fit déborder d'enthousiasme. Elle cria que Maricc était inviolable \ Il faut donc qu'elle aussi ait cru au dieu de la Gaule. Voyant ce nouveau délire, on donna l'ordre d'égorger le prophète *.

1. Proximos .■Eduorum pagos; II, GI. Sur la route de Nevers ou Decize à Autun?

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