Famosœ urbis siipreinum dii-in: V, 2. .3. IV. r
4. IV, 57. D'abord, près d'Asberg {Asciburgium), où a lieu sans doute la défection ; ensuite, près de N'euss, où Vocula retourne après la défection.
5. CL p. lO'.l, n. 5, p. 125, n. 4. Pour la I'% Plitzner. p. 214 et suiv., pour la XVL. p. 262-3 (•■ la plus stable des légions »). La XVI" est celle de Neuss, la I", de Bonn
0. Ici, p. 139. Remarquez i[ue, depuis le départ de Vitellius, ces légions s'étaient
même temps que les Trévires et les peuples de la frontière, au contact de l'armée, sont devenus à demi latins ^ Entre les uns et les autres, contrastes et distances ont disparu.
Il ne fut point difficile de g-agner les légions à la cause des Gaules. Vocula. qui essaya de les retenir dans le devoir, fut massacré avec les officiers et les centurions demeurés fidèles'. Alors, Classicus agissant en maître, eut lieu l'étrange scène de la proclamation de l'indépendance.
Le chef trévire. portant le manteau de pourpre d'un imperator romain', entra dans le camp des légions, monta sur l'estrade du légat, et, les troupes réunies autour de lui, il lut la formule du serment que tous devaient prêter à !'« Empire des Gaules ». Les soldats jurèrent après lui*, et le nouvel Empire prit naissance.
Que pensaient donc tous ces hommes? que voulait Classicus? et que signifiait ce mot d"« Empire des Gaules »? L'historien latin qui nous a raconté cet événement. Tacite, a négligé de nous le dire. Cela, pourtant, nous intéresserait plus que les détails fastidieux des marches et des sièges. La seule chose qu'il nous laisse entrevoir, c'est que cet Empire s'inspira d'abord des usages romains. Il est né dans un camp de légiiannaires et non pas dans une assemblée de délégués de cités gauloises. Classicus l'a proclamé sous le manteau de V imperator; le chef trévire a maintenu les cadres des légions, promouvant les centurions suivant lefe règles ordinaires °. Ces légions conservent leurs aigles'', et on peut affirmer que c'est en latin que le ser-
r<ans cesse augmentées de recrues prises en Gaule (festinatis per Gallias dilectibus ut renmncntiuin legionum nomina supplerentur ; II, 57). Quelques centurions et tribuns, même, étaient gcniii in Gallia (IV, 61).