‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 274 sur 792 · T. III, p · texte numérisé non relu

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« la paix » et « la liberté », c'est-à-dire entre la fidélité et la révolte'. Tour à tour, des orateurs parlèrent p,our défendre le parti choisi par leurs peuples ou préféré par eux-mêmes. Le délégué des Trévires, Tullius Valentinus, plaida avec audace la cause de l'indépendance-. Un Rème, Julius Auspex, se fit l'avocat de Rome^

On ne se borna pas à examiner la situation présente : on fut assez sage pour étudier l'histoire de la Gaule et prévoir son avenir de très loin. Si elle redevenait libre, comment l'organiserait-ou? Il faudrait un pouvoir central, une cité directrice : quelle serait cette cité? Et l'on songea alors à toutes les rivalités d'autrefois, dont aucune n'avait disparu ".

Elles étaient si vivaces, qu'elles jaillirent à l'instant. Chaque cité fit valoir ses droits au principal. Les Eduens rappelèrent leur alliance deux fois séculaire avec Rome ^ : ce qui était un singulier titre de gloire pour le jour de l'indépendance. D'autres invoquèrent l'antiquité de leurs noms et peut-être le souvenir d'Ambigat et de ses neveux ^ Aux Trévires et aux Lingons, les fondateurs du nouvel Empire des Gaules, on reprocha leur prise d'armes contre les Celtes de Yindex, leur irrémédiable complicité avec l'armée de Vitellius'. Des querelles éclatèrent dans l'assemblée, prélude de celles qui déchireraient la Gaule indépendante ^

Cela fit aussitôt réfléchir les députés. L'image d'une Gaule revenue aux discordes du temps de Celtill, les épouvanta.

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