Cf. Strabon, IV
10. Suétone, César, 37, 1-2 : ce fut le premier de ses quatre jours de triomphes, priinum et excellentissimum triuniphum Gallicum; Fastes triomphaux {C. I. L., 1, 2' éd., p. 62) : De G[alleis] ad Oceanu[m; Velléius, II, 56, 2; Fiorus, II, 13, 88; Dion, XLIII, 19, 1.
11. Calendrier reclilié; cf. Druinann et Groebe, 111, p. .")51.
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rallitude de la vaincue avait donc montré à l'univers que ce triomphe serait, non pas une formalité d'apparat, mais la consécration solennelle de faits décisifs. — Autour du char du triomphateur, des écriteaux résumaient ces faits eux-mêmes, trois cents tribus soumises, huit cents villes prises, trente batailles gagnées, trois millions d'ennemis combattus, un million d'esclaves, un million de cadavres : rien de cela n'était un mensonge ' . La figure de Marseille domptée rappelait aux Romains qu'ils avaient écarté la Grèce de TOccident pour se le réserver-. Et enfin, enchaîné au-devant du char de César \ Vercingétorix était l'image de la Gaule entière, que l'Arverne avait commandée et que César avait réduite en lui \
Le soir du triomphe, tandis que César, à la lueur des flambeaux, montait au Capitule pour remercier les dieux du peuple romain % Vercingétorix fut ramené dans la prison pour y être exécuté de la main du bourreau ^ : son seul crime avait été de vouloir, contre Rome, la liberté de la Gaule. Trois mois auparavant. Caton s'était tué de sa propre main', parce qu'il ne pouvait plus défendre contre César la liberté de sa patrie ^ L'une et l'autre morts marquaient que les temps nouveaux étaient venus pour la Gaule et pour le peuple romain,
2. Cicéroii (Phil.. VIII, (j, 18) parle longuement de la pénible impression que le spectacle fit aux Romains : Populus Romanus ingemuit. Qiianquain proprios dolores suarum reruin oiniies habebant, tamen hujus civitatis lidelissimœ miscrias nenio eral civis qui a se aliénas arbitraretur. 11 en parle également dans le De officiis, II, 8, 28.
■i. Dion Cassius ne donne pas ce détail pour Vercingétorix (XLllI, 19, 4), mais il était alors de règle (Dion. 19, 3; cf. Marquardt, Staatsverw., Il, 2'' éd., p. 584-3).
4. On montra également les images du Rhin, du Rhùne et de l'Océan (Florus. II, 13, 88), celle du Rhùne sans doute à cause de la campagne du Valais (t. III,