VII. —LES GAULOIS DANS L'ARMÉE DE CÉSAR
Déjà, avant ce triomphe, les Gaulois avaient joué leur partie dans l'histoire de l'Empire.
On a vu que César en avait emmené un grand nombre au sud des Alpes, et qu'il ne cessa d'en appeler de nouveaux au cours de ses guerres'. Après ses vieux légionnaires, c'étaient les Gaulois qu'il préférait comme soldats ; il connaissait de longue date ce genre d'hommes, leur bravoure, leur hardiesse, leur fidélité au chef-; et, dans la lutte impie qu'il soutenait, il lui fallut exiger, avant toute qualité, une obéissance irréfléchie.
Il fixait lui-même, semble-t-il, leffectif et la nature des troupes qu'on devait lui expédiera Parfois, il indiquait les noms des chefs indigènes qu'il désirait voir à son service' : ce qui prouve que, comme Xapoléon, il savait bien garder la mémoire des hommes'. Toutes les armes utiles de la Gaule fournirent leur appui à son armée : contre les frondeurs baléares et les archers crétois, il eut les tireurs d'arc du liouergue"; contre les fantassins espagnols, il eut ceux de l'Aquitaine et ceux des Alpes'; contre les cavaliers de l'Orient et de la Numidie, il lança les escadrons de la Celtique ^
\. T. m, p. 571-2 et G02: Cic. Ad Att., IX, 13, 4.
2. Gallos. hontines a/Jtv/os.... 'lui pcr virtnlcm... dimicare consiierunl: De b. Ajr., 7.3, 2.
4. I\'ominaliin ex omnibus civitalibas nobUiisiino quojiie cvocito; De b. c, I, 33, 2.