Tac, //., IV, 74 et C
des Germains, une fois les légions parties et la frontière ouverte* ! La chute de Rome, c'était une nouvelle ère de sang pour le monde. Il s'épouvanta à cette pensée-.
D'ailleurs, ainsi que le disait Cérialis aux Trévires, il n'3' avait point de lâcheté à obéir à liome. Etait-ce même une obéissance? Ne parlons pas, comme on le faisait au temps de Pompée ^ de peuples soumis et d'une cité souveraine, de vainqueurs et de Aaincus. de Gaulois et de Romains. Cette distinction n'est ,plus que propos d'historien ou formule de jurisconsulte". Entre ces deux sortes d'hommes, il n'y a pas de barrières, le Romain n'a plus de privilèges, le Gaulois n'a plus de servitudes'. L'Empire n'est point le domaine d'un peuple, mais le territoire d'une seule ville, éternelle et pacifique*^.
Voilà ce que disait aux Gaulois le légat de l'empereur, et ce qu'eux-mêmes avaient proclamé à l'assemblée de Reims. Désormais, la crainte, la gloire et les bienfaits de Rome seront plus forts sur les âmes que les regrets et les traditions du passé. Il n'y aura plus en Gaule une seule révolte qui se rattache à un souvenir gaulois. L'échec rapide de la dernière marque la victoire définitive de l'Empire : la Gaule ne vivra que comme une province, suivant les lois politiques que Rome lui a données. — C'est donc maintenant qu'il convient d'étudier ces lois'.