I. — NATURE DE L'AUTORITÉ IMPÉRIALE
Ce que les Anciens appelaient « l'Empire romain », imperhun Roïnanum, c'était l'ensemble des êtres et des choses qui dépendaient de la ville de Rome et du peuple romain ' ; et ce même nom d' c( empire » désignait également le pouvoir exercé par le peuple souverain et par ceux qu'il déléguait-. Le m.oià'impe- ' J"*
rlmn renfermait en lui je ne sais quoi de magique et de sacré. Il était inséparable de ceux de « majesté » et de « dignité w^; il appartenait à qui, chef ou peuple, avait reçu des hommes et des dieux le droit de commander. On parlait de l'empire des magistrats sur leurs concitoyens \ de celui des divinités sur
tu.
1. Tac. Hisl., 1. IG : Iinmensum iinperii corpus. — Cf. Momnisen. Stcuitsrcchl. 111. ™'' 1" éd., p. 82G.
2. César, De h. G., V, o4, "i : (Galli) ut a populo Romano importa pcrferrcnt gravissime dolcbanl. — Cf. Mommsen, Slaalsrccht. I, p. 22-3. Ici, t. 111, p. 98. n. G.
3. Justin, 11, 9, 15 : Imperatoria dignilas; Cic. ap. Quintilien, VII, 3, 35 : Majcslas *"f est in iinperio atque in omni populi Romani dignitate. ^mi '')'»