‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 296 sur 792 · NATURE DE L AUTORITE IMPERIALE · texte numérisé non relu

NATURE DE L AUTORITE IMPERIALE

les humains', et Ton pouvait dire de l'âme qu'elle possédait l'empire du corps". Le peuple romain avait l'empire sur les nations, comme l'esprit sur la matière et les dieux sur les mortels, parce qu'il était plus fort, plus durable et plus digne ^

Tous ceux qui, à Rome, recevaient l'autorité suprême et participaient à la majesté de Y hnperium, ceux-là étaient, en droit, des chefs pour l'Empire romain en son entier. Leur nom, leurs titres et leur pouvoir s'imposaient à la Gaule. Sénat ou comices décident sur la condition de ses hommes et de ses terres"; consuls ou préteurs ont mission pour les gouvernera Les noms des deux consuls, magistrats supérieurs de Rome, marquent la suite des années®; les armées s'appellent « armées du peuple romain » '; et, dans tous les actes solennels, balailles, serments, dédicaces, fêtes et jeux, les paroles souveraines sont les quatre mots sacrés de senatus populusqne Bomcnms, « le sénat et le peuple romain » ^

Mais tous ces noms, ces dignités, ces pouvoirs s'effacent maintenant devant l'autorité du chef suprême du peuple romain, l'empereur, que les hommes de ce temps appellent, de ses titres, imperalor ou princeps, de ses noms, Augusfus ou Csesar^.

En droit, l'empereur est le délégué du peuple romain, non

1. Titc-Live, XLV, 13, 2 : Ilaud sccus quain deorum iinperio legatorum Romanoruin jussis paruisse.

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