‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 300 sur 792 · NATURE DE L'AUTORITÉ IMPÉRTALE · texte numérisé non relu

NATURE DE L'AUTORITÉ IMPÉRTALE

Lare de tous les Romains'? L'Occident n'eut pas besoin des leçons de l'EgN'pte pour diviniser son souverain. Viriathe et Sertorius avaient été des demi-dieux pour les Lusitans et les Ibères-. Quand le boïen Mariée s'offrit aux Celtes comme chef de guerre, il prit d'abord le titre de dieu^ Dès qu'Auguste apparut aux Gaulois, ils trouvèrent naturel de lui offrir les mêmes présents qu'à Esus ou à Tentâtes^, de lui dresser des autels, de lui consacrer des prêtres % Le jour où Drusus, sur l'autel du Confluent, fit graver le nom d'Auguste % il se conforma à un sentiment qui était né partout chez les hommes.

Voilà encore ce qui relègue très loin, dans la mort des choses oubliées, les consuls et le sénat". On ne peut plus dire de ce dernier, comme au temps de Pyrrhus, qu'il est une assemblée de rois ou de dieux \ La seule puissance publique qui partage la divinité avec Auguste, c'est Rome elle-même. Plus d'autels au sénat, point d'autels aux consuls, mais des temples à la déesse t Rome^ et plus tard des statues au Génie du Peuple Romain'". Hors de l'Italie, sur les grands autels provinciaux qui marquent les principaux foyers de l'Empire, on ne lit jamais que les noms de Rome et d'Auguste".

Ne pensons point, à ce propos, que Rome est une ville éternelle et Auguste un être passager; ne les opposons pas ainsi l'un à

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