‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 299 sur 792 · C. /. L., XII, 5606; etc. Staatsrcckl, II, p · texte numérisé non relu

C. /. L., XII, 5606; etc. Staatsrcckl, II, p

Staaisrecht, II, p. 760-1.

. lies g., 6, 25; à partir de 2 av. J.-C. . Dig., I, 4, 1; 3, 31.

. Staaisrecht, II, p. 917 et s.

Tac, Ann., I, 2; raOra [i.h âx tt,? or.ao/.pariaç, Dion, LUI, 17, 11.

Pour les assemblées, jusqu'en 14 ap. J.-C. (Tac, Ann., l, 13). Sur le reste, n, LUI, 17.

arriva, par la seule attraction qu'exerce autour de lui le pouvoir suprême, à être plus fort que toutes les lois, plus respecté que toutes les traditions, à avoir sur tous les citoyens et tous les hommes droit de vie et de mort. Le représentant du peuple romain s'est changé en un maître absolu'.

Ce qui, pour les âmes de ce temps, accroissait encore et légitimait cette souveraineté impériale, c'est qu'elle conférait à son titulaire, de son vivant même, une véritable sainteté. Le nom d'Augusfîis faisait de lui un être sacré'. On a insinué que cette apothéose de l'empereur a été inspirée par les rites de l'obéissance ou les habitudes de la flatterie propres aux nations de la Grèce et de l'Orient ^ En réalité, elle est sortie à la même heure, aussitôt qu'il y a eu un maître, de toutes les terres et de toutes les pensées du monde antique. 11 a fait ses dieux trop semblables à des hommes pour ne pas faire ses souverains semblables à des dieux. Si Alexandre et les Ptolémées sont devenus des divinités, il en fut de même de Romulus^, et Sci-^ pion l'Africain fit un instant comme s'il était d'origine divine %j On adorait les défunts sous le nom de Mânes, les fondateurs de' familles sous celui de Lares ^ L'esclave, l'affranchi, le client, élevaient des autels au Génie de leur maître, de leur patron ' :. comment iVuguste, père de la patrie, n'aurait-il pas été le dieu

1. Ce que les provinciaux, négligeant les subtilités du droit public, ont nellement vu et écrit : Orbi terraruin rectorem, dit l'autel de Narbonne pour Auguste (C. I.L., XII, 4333); Strabon, VI, 4, 2, in fine.

2. ftes g., 6, 16 et s. : Augustus appellatus sum.... Post id tempus prœslili omnibus dignitate\ Dion, LUI, 16, 8; Ovide, Fastes, I, 587 et s. Octave reçut ce titre le IG janvier 27 av. J.-C. — Anlonin est appelé omnium sœculorum sacralissimiis princeps par les gens du pays d'Arles; C. I. L., XII, 594.

3. Cf. Guiraud, Assemblées provinciales, p. 18 et s. — Sur cette apothéose, cf. les ouvrages cités p. 423. n. 3, p. 348, n. 3, et, en dernier lieu, Toutain. Les Cultes païens dans l'Empire, V p., Les Provinces latines, I. Les Cultes officiels, 1907. p. 19-238.

4. Remarquez qu'Octave, au lieu du titre d'Augustus, aurait préféré celui de Romulus, peut-être avec la même arrière-pensée que César (p. 39), de rapprocher son pouvoir de la royauté; Dion, LUI, 16, 7.

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