‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 302 sur 792 · Plutarque, Pyrrhus, 19; deos senatuni, T.-L., XLV · texte numérisé non relu

Plutarque, Pyrrhus, 19; deos senatuni, T.-L., XLV

il. P. 90, p. 428.

l'autre. Dès le début de l'Empire, la dignité souveraine tendit l'éternité. Auguste Toulut la rendre héréditaire dans sa famille', et que sa famille se perpétuât-. Quand ses héritiers naturels vinrent à disparaître, il prit pour coadjuteur le fils de sa femme, Tibère : mais, avant de lui assurer l'Empire comme à son successeur, ill'adopta en qualité de fils et héritier^; et il exigea aussi que Tibère adoptât à son tour son neveu Germanicus, dont on attendait une longue descendance \ Les Anciens n'admettaient point quune famille s'éteignît : il ne fallait pas interrompre les rites et les devoirs dont elle avait la charge ■'. Auguste appliqua à la sienne le principe cher à ses ancêtres, et parmi les devoirs qu'il lui assigna, était celui de gouverner l'Empire.

Gela va demeurer la règle''. Nul ne sera désigné d'avance pour l'empire, s'il n'est par la naissance ou ne devient par l'adoption le fils du maître régnant. Ge système de l'adoption, ce n'était pas le choix corrigeant les hasards de la nature, mais un hommage rendu à la toute-puissance du principe familial. D'ailleurs, tous les empereurs, même ceux qui ont pris le pouvoir de force, se sont appelés des noms de Gésar et d'Auguste, qui furent les noms propres et personnels des deux fondateurs. Ils prenaient celui de Gésar comme nom de famille'. Et ainsi, il paraissait au monde que tous ses chefs formaient une seule lignée, se continuant à travers les siècles. L'Etat romain, aux yeux de ceux qui étaient disposés à admirer toutes choses, ressemblait à un domaine gouverné par un héros patriarche et destiné à sa « maison divine » \

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