‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 303 sur 792 · MOYENS D ACTION DU DESPOTISME · texte numérisé non relu

MOYENS D ACTION DU DESPOTISME

Cette monarchie nouvelle, héréditaire, absolue et divine, résultait, évidemment, des faits plutôt que du droit. A Rome, à chaque changement de prince, les juristes et les sages voulaient établir une théorie et fixer des limites'. Mais les mœurs étaient plus fortes que tout, et le consentement universel des peuples les emportait vers le pire des despotismes. L'Occident retrouvait en ce régime, aussi bien que l'Orient, ses plus anciennes habitudes-. Pour les Gaulois, celui qui commande, roi ou maître, avait été jadis un chef de guerre, un juge souverain, l'élu des dieux ^ Ils revoyaient ces titres et ces pouvoirs chez Auguste et Tibère : l'Empire leur sembla une chose naturelle*. La Gaule ne regretta sans doute jamais les temps des consuls. S'il existait quelques républicains au delà des Alpes, c'était dans les colonies de la Narbonnaise, habitées par des émigrants d'Italie", ou chez les Grecs de Marseille, l'antique et fière cité, alliée séculaire du sénat romaine

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