‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 317 sur 792 · LE NOM LATIN · texte numérisé non relu

LE NOM LATIN

la captivité ^ Pour le même motif, les terres qu'il possède en Italie sont soustraites à l'impôt foncier - : car c'est la survivance du droit de conquête, et l'Etat romain a aboli par toute l'Italie les dernières traces de ce droite Les gouverneurs des provinces, qui sont les représentants de cet Etat dans les pavs conquis, doivent abdiquer devant le citoyen « le droit de leur glaive ». et. si loin qu'il habite dans le monde, le Romain ne peut être jugé au criminel qu'à Rome même, et par ses juges naturels : saint Paul, qui est citoyen, sera renvoyé de Palestine à Néron '. Maintenant que le peuple possède en surabondance des sujets et des auxiliaires, il n'est plus obligé de fournir des hommes aux légions : l'exemption du service militaire est censée, au moins en fait, un privilège des citoyens romains \ Ce sont eux enfin, et cela va de soi. qui ont seuls qualité pour devenir sénateurs, intendants du prince ^ officiers, chefs de provinces, empereurs, c'est-à-dire pour donner à l'Empire tous ses maîtres, tous les dépositaires de Vimperium, tous les délégués aux fonctions d'Etat, depuis le plus humble jusqu'à César Auguste.

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