‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 328 sur 792 · Cf. n · texte numérisé non relu

Cf. n

8. Liherx el immunes (cf. Cic, Verr., III, 6, 13). — L'iinmunitas peut être accordée

Un degré supérieur de la liberté est celui des cités « fédérées » '. Celles-ci sont censées les égales de la cité romaine. Leur liberté résulte, non pas d'un pardon gracieux du vainqueur, mais de ce qu'elles n'ont jamais combattu le peuple de Rome, de ce qu'il ne les a pas incorporées aux provinces de son Empire. Elles font cependant partie de cet Empire, mais en qualité de peuples alliés, s'inclinant devant sa majesté souveraine -. Telle fut, dès le temps de César, la situation des Éduens, des Rèmes et des Lingons ^

Ces diverses conditions n'étaient point immuables. Une révolte d'une cité libre, une incartade d'une cité alliée, amenaient aussitôt la perte du privilège, la réduction à l'état tributaire. Il arrivait, en revanche, que des peuplades sujettes reçussent la liberté d'un empereur auquel elles avaient plu\ Tous ces titres demeuraient à la disposition du prince^ : ils ne représentaient pas des états politiques éternels et respectés, mais la récompense ou la peine du passé ou du présent''.

séparément à des cités qui ne paraissent pas avoir le litre de fédérées ou de libres (par exemple, si je ne me trompe sur l'interprétation des textes, aux Mattiaques et aux Bataves de la Germanie; Tac, Germ., 29; Hisl., V, 25), et même à des individus de cités tributaires, comme à des vétérans (p. 301, n. 1), et même à des Gaulois (Suétone, Aug., 40, 3; cf. Tac, H.. III, 55). Voyez le texte de Suétone, p. 154, n. 6. Les statuts, en matière d'immunité, devaient être fort variés et différer non pas seulement de ville à ville, mais d'homme à homme.

i. Civilates liberœ et fœderalœ (cf. Mommsen, Staatsrecht, III, P- 657). — I. Narbonnaise : T Marseille (Pline, III, 34); 2° Voconces (/d. ; III, 37; cf. Strabon, lY, 6, 4); cf. p. 249, n. 6. — II. Lyonnaise : 3° Éduens (Pline, IV. 107); cf. p. 154-5; 4° Garnutes {id.). — Aucune en Aquitaine. — III. Belgique et Germanie : 5° Lingons (Pline, IV. 106); ont-ils perdu ce litre sous Vespasien'? p. 273, n. 2; 6° Rèmes (id.; C. /. L., X, 1705; XII, 1855, 1869, 1870); 7° Helvètes (C. /. L., XIII, 5089, 5093), ceux-ci depuis Vespasien? cf. p. 459, n. 4. — Vitellius a dû créer d'autres cités fédérées en Gaule (Tac, //., III, .35), mais Vespasien a sans aucun doute abrogé ses édits.

2. Majestalcin nostram coinitcr conservarc debcnt; Dig.. XLIX, 15. 7, 1.

4. Voyez, entre nombreux textes, Dion (LIV, 25, 1), à propos du voyage d'Auguste en Occident, 14 av. J.-C, et peut-être à la suite de troubles qui auraient provoqué ce voyage (p. 55, n. 8; p. 66, n. 1) : Tr,v èXs-jÔepiav y.al T-r,v 7io),:T£'av -.oXc, (XiV oo'Jî Toùç ô'àjî>,o!J.£voç. Cf. p. 154, n. 6, p. 185, et ici, n. 1.

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