Cf. p. 204, n. 5-6, et ici, les notes 1-C
rien à voir avec le service militaire). Comme leur fortune, leur titre passe à leurs descendants '. 11 n'est point utile, d'ailleurs, pour devenir chevalier romain, que l'on soit Italien, de naissance ou d'origine. Dès le temps d'Auguste, il y avait à Cadix cinq cents nobles de ce genre-, et, la richesse venant vite dans les cités neuves de la Gaule, on dut bientôt en recenser pareil nombre à Narbonne, Aimes, Arles, Vienne ou Lyon^ — Il finit même par y en avoir tellement, qu'on établit des classes parmi eux, chacune, bien entendu, avec ses qualificatifs et ses avantages propres. Un chevalier est ou peut être tour à tour Vît egregius, vir perfectissimus, vir eminentissimus : ces mots désignent les trois principaux degrés de son ordre'.
Au-dessus sont les sénateurs. C'est parmi eux qu'on prend les gouverneurs des provinces et les grands dignitaires ■'. Ce titre de « sénateur romain », avec l'épithète qui l'accompagne, vir clarissimus'', n'est plus s&ulement celui d'une fonction précise, comportant le séjour près du Forum et le droit d'assistance à des assemblées. Il est devenu aussi celui d'une dignité supérieure, qu'on accorde aux plus riches et aux plus considérés du monde entier '. Le sénat, c'est maintenant une classe d'hommes, un ordre, celui de la haute noblesse d'Empire**; et,