Cf. t. IV, p. 534 et s., p. 605-G, p
contre le bien nouveau qu'il apportait, fortifiait un mal très ancien. Le mal, c'était cette société aristocratique, allant de l'esclave au sénateur, qu'il protégeait par toutes les armes de ses lois. Le bien, c'était cette égalité politique, cette commune patrie où il conviait tous les hommes. Mais l'un détruisait l'autre. Cette nouvelle cite bâtie par les empereurs, si vaste et si belle qu'elle fût, renfermait les mêmes tares sociales que les petites cités d'autrefois. Et les sages, philosophes ou chrétiens, après avoir admiré un instant la cité de César, n'estimaient pas qu'elle réalisât le règne de Dieu'.
1. Arrien, Entretiens d'Épictéte. ici, p. 237, p. 410-411 ; Marc-AurOlc, 1, 14; IV, 23; VI, 44. Pour les Chrétiens, p. 407-409; et voyez le De civitate Dei de saint Augustin. — Remarquez que Marc-.4.urèle, qui a prononcé de si belles paroles sur l'égalité politique (p. 523, n. 3), contribuera, plus qu'aucun autre empereur, à faire des sénateurs un ordre privilégié, à fixer les titres de noblesse et à distinguer entre les classes (ici, p. 266, n. 4, 6 et 8, p. oô5. n. 1 et 5).