CL Mommsen, Staatsreckl, 111, p. 0()6 et s
2. T. Il, p. 487, t. m, p. i:i:j-5, I3S-141, t. Il, p. 440. Il n'y n pas trace d'une fédération religieuse ayant per|>étué le souvenir de ces ligues (cL p. 14) : l'existence n'en est cependant pas impossible.
groupaient autour d'une cité puissante les peuplades de son voisinage'; je doute qu'Auguste ne les ait point supprimées. Dès son règne, il n'y a plus, entre les différents peuples de la Gaule, d'autres liens politiques que ceux d'une commune obéissance : c'est ainsi que les Vellaves du Yelay. si longtemps vassaux des Arvernes-, en sont dès lors détachés, et pour toujours'. Toute cité de la Gaule est libre par rapport aux autres". L'Etat ne permet, de l'une à l'autre, aucune entente ou aucun conflit politiques, ni paix ni guerre'. — Ce fut le plus grand changement, le plus sensible aux peuples, le plus bienfaisant, que leur procura l'empire de Rome. Avant César, une cité gauloise intervenait sans cesse dans la vie des cités voisines, pour les combattre ou pour se conjurer avec elles. Le nouveau régime les oblige à s'ignorer toutes dans le cours ordinaire de leur existence politique.
Ce n'est pas à dire que Rome ait interdit toute relation entre les peuples. Elle fut au contraire, à cet égard, plus libérale que la France d'aujourd'hui, et elle laissa, d'une cité de la Gaule à l'autre, circuler sans cesse des propos et des marques d'amitié. Je crois qu'elles pouvaient s'inviter publiquement à leurs fêtes