‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 391 sur 792 · Ici, p. 296. n · texte numérisé non relu

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5. De là. par rxcniple, l'expression de ala Gallorum et Pannoniorum catafractaria.

légions. Il en était advenu de ces noms comme des titres politiques de Latins ou d'Italiens : ils avaient quitté le sens territorial pour passer à la condition d'un groupe humain. — Mais cela ne se fit qu'en un temps où l'amour-propre des Gaulois n'eut pas à en souffrir.

A défaut de souvenirs nationaux, les Celtes ou les Ligures trouvèrent chaque jour de nouveaux motifs pour aimer davantage les enseignes, les tentes et le camp. Ce service militaire n'ouvrait plus de tristes perspectives. Les grandes guerres étaient très rares ' : le Gaulois avait toutes les chances de se créer un foyer ou de revoir celui de ses pères, et de mourir au milieu des siens. Ln camp, du reste, offrait quelques-uns des avantages de la vie de famille : le soldat put y contracter un quasi-mariage, avoir non loin de soi femme et enfants-, voir ses fils grandir et servir à ses côtés ^ A^'ec ses plaisirs de toute espèce, avec ses fêtes et ses jeux ', ses collèges et ses réunions d'amis", un lieu de garnison était bien plus gai qu'une bourgade de la montagne : mieux valait, pour cette jeunesse, Aivre à Mayence près des Suèves qu'à Briançon dans les Alpes.

Le service était de très longue durée, vingt ans pour les légionnaires'', vingt-cinq ans pour les auxiliaires', et beaucoup n'hésitaient pas à rester davantage ^ Mais, le temps fini, c'étaient de nouveaux privilèges. Outre le droit de cité pour eux, pour leurs femmes et leurs enfants', ils recevaient des immunités

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