‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 406 sur 792 · LE TERRITOIRE MUNICIPAL · texte numérisé non relu

LE TERRITOIRE MUNICIPAL

de gouvernement, à ceux-ci des manières particulières de Aivre. Les uns et les autres n'avaient qu'à s'inspirer des modèles offerts, depuis un demi-millénaire, par les cent cités de l'Italie latine, ou par la plus grande d'entre elles, celle de Rome. L'histoire d'un peuple gaulois est toute pareille à celle des Gaulois eux-mêmes. Tandis qu'ils se transforment, noms et costumes, en citoyens romains, leur cité, capitale et tribus, se change en image du peuple et de la ville de Rome.

Cette adoption du type municipal romain ne se fit point partout en même temps ni de la même manière. Les empereurs et leurs jurisconsultes ignoraient nos procédés de discipline inflexible et d'uniformité rigoureuse. — Là où des colonies furent fondées, à Lyon, dans le Midi, près du Rhin, ce tvpe s'implanta de force et dès l'origine, la colonie étant par définition la figure réduite de Rome'. Encore faut-il remarquer que l'installation dune ville neuve sur le territoire d'une cité gauloise n'entraînait pas la suppression immédiate de toutes les formes politiques de la société indigène, et qu'au lieu de les abolir Rome les accommodait au régime municipal de sa colonie-. — Ailleurs, chez les peuples tributaires ou libres, les vieilles institutions survécurent longtemps à la conquête; et si elles disparurent à la fin. ce ne fut point parce qu'on s'en débarrassa un beau jour, ce fut parce que, par dégradations lentes et continues, elles achevèrent peu à peu de se transformer et se travestir en copies réduites des formes romaines '.

m. — I.E TERUITOllU: MUNICIPAL

Les quelques tribus isolées qui restaient au temps de César, n'existent plus dès la première génération de maîtres romains '\

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