‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 427 sur 792 · Willems, Sénat, 1, p. .]a et s · texte numérisé non relu

Willems, Sénat, 1, p. .]a et s

5. Le cliiffre de cent mille sesterces est attesté pour certaines villes d'Italie (Pline, Lettres, l, 19; cf. Pétrone, Satyr., 44), et paraît avoir été le plus répandu.

qu'on n'ait point accordé sa part à la plèbe ' ; et, de fait, on tenait parfois compte de ses votes ou de ses vœux dans le choix des magistrats-. Mais même dans les cités gauloises, le temps des démagogues à la Dumnorix. chefs de bandes, orateurs populaires, fauteurs d'émeutes, ce temps-là n'était pas assez éloigné pour que la domination romaine en ait empêché le retour à tout jamais. A certains indices, on s'aperçoit que les cités delà Gaule ont été plus troublées qu'on ne le pense, par des discordes intestines et par des luttes sociales. On soupçonne chez elles, à toutes les époques, des essais de coalitions ou de jacqueries, des mouvements de colère contre les chefs locaux et l'aristocratie dominante ^ Les décurions, aidés par les légats, rétablissaient l'ordre*". Mais cela voulait dire que les noblesses locales s'entendaient avec Rome pour gouverner le monde : à elles leur cité, à Rome l'Etat, l'éternelle complicité qui avait permis la conquête assurait l'administration de l'Empire.

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