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sèment de la province % et sans doute pour la plus grande joie des sénateurs indigènes, qui partout se lassaient de ce genre de maîtres-. Les vergobrets sont restés, et vont devenir, avec une autorité restreinte, les administrateurs des cités dont ils avaient été les souverains. Même sous Auguste et sous Tibère, il y a encore des magistrats de ce nom dans les nations de l'ancienne Celtique".
Ce n'est que longtemps après la conquête, au moins trois quarts de siècle, que l'institution du A-ergobret se modifia pour se rapprocher des formes romaines. Il y eut peut-être, dans quelques cités, deux vergobrets. comme il y avait à Rome deux consuls*. Puis, on traduisit ce mot par celui de « préteur », prœtor, que les consuls avaient aussi porté k l'origine. Et dès lors, la marche vers les habitudes italiennes fut plus rapide encore.
Car ce titre de préteur, vieux nom latin de la magistrature suprême "\ les colons de Narbonne, peut-être ceux d'Aix ou d'Avignon, l'avaient apporté avec eux'"'. C'est ainsi que s'appelaient alors les chefs des cités romaines du Midi'. Toute dif-
1. T. m, p. 96, n. 7. Il semble bien, sans que la chose soit prouvée, que l'État romain n'ait pas admis ce litre de roi dans la province.