Voir les textes, p. 345, n. 5-6, p, 346, n. 1 et
9. T. 11, p. 103-5. Voyez, par exemple, le taurobole célébré à Narbonne sous Septime .Sévère par le flamine des Augustes (XII. 4323). — Il est probable qu'il était, dans un certain nombre de villes, annuel et non renouvelable (XII, 3275, 521, 690, 2675). Mais je doute qu'il en ait été ainsi partout. — On peut, pour les Jlaminicœ, par exemple à l'aide de nombreuses inscriptions de la Gaule Narbonnaise, arriver aux mêmes conclusions que pour les flamines : on trouve tantôt Jlaminica Jiiliœ Augustse (Béziers. XII, 4249; Vaison, 1303), tantôt divœ Augustœ (Nîmes, XII, 3302; Vaison, 1361), tantôt Aiigustœ (Apt, 1118; Aix, 519;
Les temples et les dieux pouvaient être également desservis, au lieu de prêtres individuels, par des sociétés de confrères. Sous ce mode encore, le culte des empereurs passa au premier rang. Il amena la création, dans chaque ville', dune confrérie, celle des « sévirs Augustaux », seviri Augustales-. — Elle était composée de six membres seulement^ Onles prenait d'ordinaire parmi les affranchis ou les gens de la plèbe ^. C'était ce qui distinofuait le service de cette confrérie d'avec celui du flamine impérial : le flamine sacrifiait au nom de la cité tout entière, corps public et être moral ; les Augustaux représentaient la plèbe devant ses dieux souverains '. Ils n'en avaient pas moins
Nîmes. 2823. 3175, 3216. 3194, 3211, 3225, 3268-9, 3279; Vienne, 2317), tantôt Jlaininica simplement, avec ou sans mention municipale (Héziers, 4241, 4244; Nantuates, 150: Sion. 140; Narbonue, 4411; Nîmes. 326U; Vienne, 2241, 2244, 1868. 1904, 1360; Vaison, 1362). — La flaminique, épouse du flamine : XII. 140, 150-1; peut-être non : XII, 2244, 3173, 3211. Il est à peu près certain que c'était toujours une femme mariée.
1. Aucune dillérence, à ce point de vue. entre colonies et cités gauloises; cf. C. /. L., Xll, p. 941. Et il y en a aussi bien à Metz (XIII, 4325) qu'à Marseille (XII. 400, 409). — Tandis que le tlamine est toujours pour la cité entière, pour toute la communauté, il est possible ([u'il y ail eu des Augustaux dans des villes qui étaient simples vici ou chefs-lieux de pagi, comme Genève (Xll, 2617), Grenoble, Aix-les-Bains. Uzès (XII. 29-30). Et cela se comprend si l'on songe au rùle plébéien des Augustaux : la plèbe, dans les villes de province comme dans l'ancienne Rome, s'assemblait en groupes topiques.
2. Seviri (sexviri) seul ou avec Augiislales; Auguslales seul ne se trouve jamais en Gmile (Hirsciifeld, C. /. L.,XI1. p. 941), ou, plutôt, pres(}ue jamais (cf. C.I.L., III, 41.'j3, où c'est évidemment une formule abrégée, voyez XIU, I, p. 584).
3. On a pu se demander (cf. Egger, p. 3H1-2) s'il ne fallait pas distinguer entre l€S seviri, dignitaires en exercice (cf. XII, 2617, XIII, 4325), et d'autres confrères, par exemple les dignitaires sortis de charge et des membres honoraires, les uns et les autres réunis en ordo (l'expression ne se trouve pas eu Gaule) ou en corpus, corporati (XII, 700, 1003, 3236, 400, 409, etc.), ou bien si ce corpus ou ordo n'était pas simplement le groupe des six sévirs. J'incline vers la première hypothèse, qui permet de mieux comprendre ces expressions de corpus et ordo.
4. Oinnes, ni fallor, liberlini, dit llirschfeld pour la Narbonnaise; je crois qu'il généralise trop tôt (XII, p. 941 ; cf. ici, n. 3). — La désignation parait avoir été faite par le sénat local; It.-Enc. Wissowa, II, c. 2332-3.
5. C'est pour cela que, malgré l'opinion courante, je ne peux (de même ([ue Beurlier, p. 234) m'empécher d'accepter une entière analogie entre les sévirs Augustaux et les six délégués de la plèbe qui, à Narbunne, desservaient l'autel d'Auguste sur le forum (.Xll, 4333) . très equiles Romani a plèbe, c'esl-à-dire non décurions, et très liberlini. Et c'est la condition habituelle des sévirs : car, s'ils étaient presi[ue toujours des airranchis, l'airranchi. souvent, entrait de plain-pied, par la concession de l'anneau d'or, dans l'uni re équestre (Lemonnier, p. 228 et s.l.
leur place dans les cérémonies officielles '; des faisceaux solennels les précédaient"'. Et la plèbe municipale, exclue du gouvernement, reparaissait à son rang dans la vie religieuse ^
Ces confréries augustales furent sans doute instituées sur le modèle des collèges romains : mais elles ne détonnaient point dans les Gaules, habituées de longue date à ce genre de sociétés religieuses". '
Au-dessous de ces pontifes, augures, flamines et sévirs, c'est un nombre incalculable de prêtres de tout genre : sacerdotes supérieurs pour la Mère des Dieux % « prophètes » d'isis ^ ou confréries d'Isiaques', «pères des sacrifices » de Mithra % ministres