‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 453 sur 792 · L ADMINISTRATION DU TERRITOIRE : « PAGI •> ET ^' VICI · texte numérisé non relu

L ADMINISTRATION DU TERRITOIRE : « PAGI •> ET ^' VICI

pagi \ assisté d'un conseil -. Les gros bourgs et les villages, îj?cP, jouissaient d'une petite administration municipale, où le pouvoir exécutif était figuré par un « édile » '\ aidé parfois d'un « intendant » ou d'un « curateur » % le pouvoir législatif par une commission locale, composée de dix ou vingt membres, propriétaires dans le pays^ — Tous ces magistrats se ressemblaient en ceci, qu'ils étaient surtout des officiers de police, des commissaires voj-ers ou des juges de paix, et qu'ils étaient subordonnés au duumvir, magistrat suprême de toute la cité\ 31ais l'antagonisme que nous avons jadis constaté entre la cité gauloise et ses cantons ruraux, ou, si l'on préfère, entre le régime de la nation et celui de la tribu, cette lutte ou cette concurrence ■ n'était point disparue sous la domination romaine.

1. L'expression indique peut-être une nomination sur place, et cela a pu être le cas dans les pagi autonomes, égaux en droit à la capitale (cf. p. 350, n. 3), ceux qui étaient dits contributi cum civitale (ci. t. H, p. 41-2). G. /. L.. XllI, 604, 1670.

2. L'existence d'un conseil de pagus résulte du fait que les pagi prennent des décisions collectives (XII, 394, 2, 342, 512, 1114; XIII, 3110). — C'est sans doute un conseil de ce genre que les vigiiitiviri pagi Dcobensis chez les Yoconces (XII, 1376). Les fonctions de ce conseil me paraissent avoir été surtout religieuses (XII, 2, 342, 312, 2361, 2302 a; XIII, 1670) : le prœfectus viginlivirorain pagi Dcobensis parait être, vu son âge de treize ans, quelque dignitaire religieux, délégué du conseil local (XII, 1376). — C'est d'un conseil de ce genre, et non du magister pagi (n. 1). qu'il faut rapprocher les quatre rnagistri pagi du fanuin des environs de Moux (XII. 5370).

3. L'expression de vicus pouvait s'entendre même de vraies villes, comme Genève (XII, 2000-7, 2611). On disait aussi locus, même pour ces villes (Grenoble, XII, 2250; cf. 394).

4. A Genève iXIl, 2011). 11 est impossible de savoir quel était le rnpjtort administratif de cet édile avec le •< préfet du pays ».

5. Actor, à Grenoble (XII, 2230). — Également chez les Sénons, pour tout un pagus (aclor publicus pagi Tout., XIII, 2949; cf. p. 340, n. 5). — Curalor peculi, ix Saint- Remy ou Glanuiii (XII, 1003). — Curatoy.' Cenab. à Orléans (XllI, 3067). — Deux curatores vici à Béda chez les Trévires (XIII, 4132). — Chez les Helvètes, il semble qu'il y eut un curalor dans chaque grand vicus, Lausanne, Soleure (XllI, 3026, 5170). Mais je me demande si presque tous ces curateurs ne sont pas postérieurs à 200 et ayant remplacé les édiles. — Un quœslor de vicus?, à Bdginum (XUl, 7355 a). — On trouve à .Mayence curalor vici, qu.rstor, actor (XIII, 6676) : ces divers fonctionnaires y semblent simultanés.

0. Deceiiilecli, ii Aix-les-Bains chez les AUobroges (XII, 2461), paraissant les délégués des possessores Aquenses (XII, 2439-00, 3874) : ces possessorcs semblent une sorte de collège, à caractère moitié administratif, moitié funéraire. C.f. note 2.

7. Supposé d'après les inscriptions des p. 352, n. 4-7, p. 333, n. 1-0.

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