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10. C'est ce qui explique la présence de jetons ou tessères de plomb aux noms de bourgades (C. /. L., XIII, 10029, 216, 221-4) : Alésia, Naix, Soulosse, Perthes, Ricciacuin (cf. Longnon, Atlas, texte, p. 114, n. il), toutes chefs-lieux de pagus. D'autres jetons de ce genre se trouvent peut-être dans la Collection Récamier, mais l'interprétation des lettres demeure douteuse (Dissard, Calalogue des plombs, 1905, p. xxi-xxin). C'était sans doute la jeunesse du lieu (cf. p. 331 et 403) qui était préposée à ces fêtes.
11. G. /. L., XII, 594 : il semble même que ce soit un recours du pagus directement contre le proconsul.
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que celle des gens de la capitale, Autun ou Arles, surveillés de plus près par la curie et les magistrats.
Quelques-uns de ces chefs-lieux de districts pouvaient riv-aliser de richesse et de population avec la capitale de leur peuple. Il s'est passé dans les cités de la Gaule un phénomène assez semblable à celui qui se produit dans nos départements, oîi deux villes se disputent parfois la primauté, Rouen et Le Havre, Narbonne et Carcassonne, Pau et Bayonne. Chez les Voconces, Luc et Die étaient à peine inférieurs à Vaison, le centre officieP; chez les Carnutes, Autricum ou Chartres, la capitale, n'avait pas l'importance de Genabum ou Orléans-; Saintes, métropole des Santons, voyait grandir Angoulême à l'extrémité de son territoire^; et en face de Vienne, la maîtresse des Allobroges, Grenoble et Genève croissaient sur le sol de ce peuple \
Entre les capitales et les villes subordonnées, entre les duumvirs de cités et les édiles de pays, conflits et jalousies ne devaient point manquer. Plus d'un pagus aspira à devenir peuple, et son chef-lieu, métropole. Les nations gallo-romaines demeuraient trop étendues pour ne point souffrir souvent de rivalités de ce genre, et ne point risquer parfois d'y perdre leur unité.
Si l'Etat romain intervenait dans ces conflits, c'était surtout, je crois, au profit de la ville maîtresse et des institutions traditionnelles. En dehors des nécessités coloniales, il ne permit
1. Finie, //. «., m, 37: Tac, //., I, f)6; pour Dit% cf. p. 350, n. 2. Il n'est cependant pas hors de doute, malgré rimportance des ruines de Vaison (cf. .Mêla, II, 7.J), qu'il ait été aux temps gaulois le centre de la cité. Et il est lort possible qu'il y ait eu chez les Voconces de l'indépendance un chef-lieu admmislralif. Vaison, un centre religieux, Luc, « le bois sacré •. De même, peut-élre les Arvernes, à côté de Gergovie. possédaient-ils leur sanctuaire ou bois sacré à Glermont, NiadiTTÔ;, sans doute é({uivalent de Nemetam (cf. p. 70, n. l).