Cf. C. /. L., Xlll, p
3. Cf. G. /. L., Xlll, 1112-0; Ausoue, Epist.. 15, 22; \olicc des Gaules, 13, 4. — L'existence d'un grand marché et d'un sanctuaire important à la frontière de l'Angoumois et de la Saintonge (p. 87, n. 4), montre que les populations de ces deux pays ont formé dès l'origine deux groupes distincts.
4. Cf. p. 353, n. 3-4: C. /. L., Xll, p. 217-330. Genève est mentionnée dès 58 av. J.-C. (t. m, p. 194), Ciilaro ou Grenoble, dès 43 av. J.-C. (t. IV. p. ."iO-i, n. I).
qu'un seul démembrement de peuplade : ce fut chez les Voconces, où il toléra d'abord deux capitales, Vaison et Luc', et où il accepta ensuite la division en deux cités-. Partout ailleurs \ il renforça Fautorité du centre municipal : il obligea Genève et Grenoble à se dire du « territoire de Vienne »''; les habitants de la métropole arrivaient plus vite que les autres au droit de bourgeoisie romaine^; on leur ouvrait plus volontiers l'accès des légions ^ Appuyées sur la domination latine, les nations celtiques et leurs capitales surent défendre longtemps leur unité et leur pouvoir contre les forces hostiles des tribus sujettes et des bourgades jalouses.
1. En supposant (jue le texte de Pline ne signilie pas déjà le dédoublement : Vocontioruin civiiaiis fœderaiœ duo capita Vasio el Lucas Augusti (111, 37); Tacite appelle Luc (H., 1, 66) municipium Voconiiorum.
2. Il est impossible de lixer la date de ce dédoublement : je crois seulement qu'il n'est guère postérieur au premier siècle, et qu'il est contemporain de l'octroi du titre de colonie à Die (XII, 690), celle-ci étant alors substituée à Luc comme caput (n. 1) : il y a très peu d'inscriptions latines à Luc (C. /. L., XII, p. 161).
3. Sauf les dédoublements ou morcellements provoqués par les fondations coloniales : dans la Narbonnaise (p. 321), chez les Rauraques (p. 44, n. 3), Ségusiaves (p. 46, n. 8), Helvètes (p. 36, n. 1), dédoublements qui ont été facilités par l'existence, dans ces civitates, de tribus à demi indépendantes (cf. chez les Cavares, p. 321, n. 4).
5. Cela n'est point prouvé pour la Gaule, mais je le conclus volontiers du fait qu'il y a, dans les chefs-lieux, une proportion plus grande de cives Romani que dans les pagi. — Il est probable que les principaux oppida ou vici, dans les territoires des colonies romaines, avaient le droit latin (cf. Pline, H. n., 111, 36-7), c'est-à-dire que leurs habitants recevaient la bourgeoisie romaine lorsqu'ils arrivaient à l'édililé de leur canton ou à la curie de leur cité (cf. C. /. L., V, 332). Cela me parait résulter de Pline pour les territoires d'Arles, Fréjus. Béziers, Narbonne et Orange. Et ce sont les cinq colonies formées par César de soldats romains (p. 31-32). — En ce qui concerne Nîmes, il semble bien que, tant qu'elle fut latine, 24 oppida qui lui étaient attribués (Pline, III, 37; Strabon, IV, 1, 12), que ces oppida restèrent ignobilia, c'est-à-dire sans le jus Lalii (cf. Pline, 111, 37). et (lu'ils passèrent à ce droit lorsque leur métropole arriva à celui de colonie romaine (cf. p. 245, n. 2) : toutefois, il y eut d'autres oppida nîmois égaux eu droit à la colonie, comme les Samnagenscs de Nages, qui eurent le Lalium. — Chez les Allobroges, si l'on s'en tient à la liste de Pline, les oppida, comme Grenoble ou Genève, n'avaient pas encore le jus Latii, ce qui ne laisse pas que d'étonner. — 11 y eut, évidemment, bien des variétés particulières se rattachant à la situation politiciue des pagi par rapport à la civilas (p. 352, n. 6, p. 333, n. 1) : mais je crois qu'elles disparurent très vile en Narbonnaise, par l'extension à tous les pagi du Latium d'abord et de la civilas ensuite.