‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 461 sur 792 · L^ÉTAT ET LA CITE · texte numérisé non relu

L^ÉTAT ET LA CITE

aux bâtisses et aux jeux', et que le budget des recettes n'était ni moindre ni moins variée Avec un peu de prudence, il n'était point difficile aux cités gauloises de satisfaire à tous leurs besoins.

Le malheur fut que, chez elles comme en Orient, le régime municipal donna lieu à de mauvaises gestions. Dès le règne de Tibère, Éduens et Trévires étaient criblés de dettes ^ : il est possible que ces peuples aient voulu bâtir trop de choses, et de trop belles, et que la contagion du luxe citadin leur ait ôté toute sagesse. Un siècle après, il faudra donner des curateurs financiers à d'autres de ces cités '^. Je croirais volontiers qu'une cité gauloise n'a jamais eu le temps de faire son éducation financière. Aux siècles de sa liberté, ses revenus étaient confisqués par les nobles. Sous la domination romaine, n'ayant plus de responsabilité militaire et politique, elle laissa sa fortune aller à la dérive au gré de ses caprices du moment.

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