‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 463 sur 792 · Cf. p. 320, t. II, p · texte numérisé non relu

Cf. p. 320, t. II, p

6. Pour Autun, p. tj04, n. 3 et 5; pour Vienne, Blanchet, Enceintes, p. 145.

souvenir d'un passé que rien n'avait aboli'. Mais ni cette force ni cet orgueil ne devinrent pour l'Empire un motif de sérieuses inquiétudes. Une cité et ses magistrats servaient moins à perpétuer le passé de la Gaule qu'à faciliter l'œuvre de l{ome, de ses lois et de ses mœurs. Les magistrats ont pris des noms latins, et leurs titres, pareils à ceux de l'ancienne Rome, font de leur peuple l'image du peuple des premiers consuls. Les capitales, elles aussi, sont des copies de Rome, mais de la Rome actuelle- : elles ont des édifices publics qui s'appellent capitoles, forums et basiliques; c'est en vain qu'on y chercherait des images ou des noms rappelant la gloire de la Gaule : les statues qui se dressent sur les places, ce sont celles des héros de l'Italie, Scipion, Pompée ou les Césars \ Tout ce qu'on a laissé de liberté aux Éduens ou aux AUobroges, ils l'emploient à imiter les maîtres du jour.

Loin de mettre en péril l'Etat romain, ces libertés municipales ont été sa sauvegarde dans les journées de crise. Qu'une cité se mette en état de révolte, l'intervention d'une cité voisine peut suffire à la réduire à l'impuissance". Lorsqu'en 70 les nations gauloises ontdélil)éré sur l'insurrection, la presque unanimité vota l'obéissance".

Les historiens anciens nous parlent de colères d'empereurs contre des cités gauloises''. Mais s'il y en eut qui déplurent au souverain régnant, ce fut pour avoir, non pas provoqué Rome, mais soutenu un prétendant. Leur conduite n'avait été qu'une maladresse politique ou une erreur d'obéissance.

Les Césars, dans des cas de ce genre, ne se privaient pas de punir durement les cités coupables. On confisquait une partie

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